Justification
inacceptable, inaudible et odieuse. Un adulte sait parfaitement
qu'il ne doit pas entretenir d'actes sexuels avec un mineur
d'âge. Vous en doutez? Lisez
Hélas, lors
des jugements, on trouvera des problèmes psychologiques
chez ce genre d'individu, mais pour ce cas, sous le coup du
tueur d'Alsace - Jeanne-Marie, Julie et Edwige en juillet
2004, celui-là ne s'en tirera pas si facilement:
A Colmar,
peine « exemplaire » pour un dangereux pervers
" Le tribunal
correctionnel de Colmar a condamné hier un homme de
34 ans (*) à huit ans de prison pour plusieurs agressions
sexuelles sur sa fille.
« Je veux que cet homme ne puisse plus agir. Notre société
ne peut pas se permettre de lui donner l'opportunité
d'agresser encore des enfants, ou d'en tuer. C'est pourquoi
je demande une peine exemplaire à son encontre ».
Le procureur Pascal Schultz n'y aura fait qu'une allusion,
mais les meurtres de Jeanne-Marie et de Julie planaient bien
lourdement, hier, dans la salle d'audience du tribunal correctionnel
de Colmar, où un homme de 34 ans était jugé
pour des agressions sexuelles sur sa fille.
Elle est née en 1994. Elle avait entre 3 et
7 ans au moment où son père, à de multiples
reprises, lui imposa des attouchements, notamment des masturbations,
avant d'être dénoncé par sa petite nièce,
puis par sa soeur. A la barre, prostré, les yeux vides
au-dessus d'une fine moustache, l'homme acquiesce au fur et
à mesure que Dominique Lehn, le président, raconte
les faits.
Les intrusions dans le lit de sa fille, dans son bain,
ou les attouchements sous la tente, il ne les a jamais
niés. Tout le tribunal semble accablé face à
ce père de quatre enfants, qui ne présentera
aucun regret lors de l'audience. Pour se défendre,
il ne fait que valider ses propos lors l'instruction, par
un « oui » glacial. « C'est
elle-même qui a enlevé sa grenouillère,
qui a commencé à me faire des bisous... »
expliquait-il alors.
Le rapport psychiatrique du prévenu est accablant.
« C'est un pervers, froid et manipulateur
», décrit-il. Un individu « très
dangereux », à tel point que « toute injonction
de soins est à proscrire ». Me Dominique Bergmann,
son avocat, avoue lui-même que « la position de
la défense est délicate, surtout dans le contexte
actuel ». Il demandera au tribunal d'« adapter
la peine à la personnalité de mon client. Un
accompagnement est nécessaire, mais il faut laisser
une place à la réinsertion ».
En avril 2001, le prévenu avait déjà
écopé à quatre ans de prison pour avoir
violemment blessé un autre de ses enfants.
Hier, il a été condamné à huit
ans d'emprisonnement. Il devra s'astreindre à un suivi
socio-judiciaire pendant 10 après sa sortie. Déchu
de son autorité parentale, il lui sera interdit de
fréquenter des mineurs."
Un article d'Aurélien Poivret.
Source : LES DERNIERES
NOUVELLES D'ALSACE (21 juillet 2004)
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