Dernière mise à jour :
18.10.2004

« C'est elle-même qui a enlevé sa grenouillère, qui a commencé à me faire des bisous... » expliquait-il alors.
Elle avait entre 3 et 7 ans au moment des faits!

Justification inacceptable, inaudible et odieuse. Un adulte sait parfaitement qu'il ne doit pas entretenir d'actes sexuels avec un mineur d'âge. Vous en doutez? Lisez

Hélas, lors des jugements, on trouvera des problèmes psychologiques chez ce genre d'individu, mais pour ce cas, sous le coup du tueur d'Alsace - Jeanne-Marie, Julie et Edwige en juillet 2004, celui-là ne s'en tirera pas si facilement:

A Colmar, peine « exemplaire » pour un dangereux pervers

" Le tribunal correctionnel de Colmar a condamné hier un homme de 34 ans (*) à huit ans de prison pour plusieurs agressions sexuelles sur sa fille.

« Je veux que cet homme ne puisse plus agir. Notre société ne peut pas se permettre de lui donner l'opportunité d'agresser encore des enfants, ou d'en tuer. C'est pourquoi je demande une peine exemplaire à son encontre ». Le procureur Pascal Schultz n'y aura fait qu'une allusion, mais les meurtres de Jeanne-Marie et de Julie planaient bien lourdement, hier, dans la salle d'audience du tribunal correctionnel de Colmar, où un homme de 34 ans était jugé pour des agressions sexuelles sur sa fille.
Elle est née en 1994. Elle avait entre 3 et 7 ans au moment où son père, à de multiples reprises, lui imposa des attouchements, notamment des masturbations, avant d'être dénoncé par sa petite nièce, puis par sa soeur. A la barre, prostré, les yeux vides au-dessus d'une fine moustache, l'homme acquiesce au fur et à mesure que Dominique Lehn, le président, raconte les faits.
Les intrusions dans le lit de sa fille, dans son bain, ou les attouchements sous la tente, il ne les a jamais niés. Tout le tribunal semble accablé face à ce père de quatre enfants, qui ne présentera aucun regret lors de l'audience. Pour se défendre, il ne fait que valider ses propos lors l'instruction, par un « oui » glacial. « C'est elle-même qui a enlevé sa grenouillère, qui a commencé à me faire des bisous... » expliquait-il alors.
Le rapport psychiatrique du prévenu est accablant. « C'est un pervers, froid et manipulateur », décrit-il. Un individu « très dangereux », à tel point que « toute injonction de soins est à proscrire ». Me Dominique Bergmann, son avocat, avoue lui-même que « la position de la défense est délicate, surtout dans le contexte actuel ». Il demandera au tribunal d'« adapter la peine à la personnalité de mon client. Un accompagnement est nécessaire, mais il faut laisser une place à la réinsertion ».
En avril 2001, le prévenu avait déjà écopé à quatre ans de prison pour avoir violemment blessé un autre de ses enfants. Hier, il a été condamné à huit ans d'emprisonnement. Il devra s'astreindre à un suivi socio-judiciaire pendant 10 après sa sortie. Déchu de son autorité parentale, il lui sera interdit de fréquenter des mineurs."

Un article d'Aurélien Poivret.

Source : LES DERNIERES NOUVELLES D'ALSACE (21 juillet 2004)