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Lors du symposium
des 29 et 30 novembre 2001 à Lyon, le délégué de l'ONG
béninoise TOMORROW
CHILDREN, Monsieur Hector
Gnonlonfin, a brossé le sombre tableau du trafic international
d'enfants à partir de son pays. On croyait le temps de l'esclavage
terminé depuis son abolition par Abraham Lincoln et la guerre
de Sécession. Hélas, il faut bien constater qu'actuellement
encore ce marché est florissant et, comble de l'ignominie,
concerne la partie la plus vulnérable de la population béninoise,
les petits enfants entre 4 et 10 ans, ainsi que les adolescentes.
La paupérisation
de la population, l'absence de dispositions pénales en la
matière et la perméabilité des frontières constituent autant
de facteurs facilitant la vie des trafiquants. De plus, le
placement d'enfants entre frères, amis et tierces personnes
dans le but de développer leur personnalité est une tradition
séculaire de nombreuses populations africaines et, en particulier,
béninoise. Les trafiquants en profitent pour " organiser ces
placements " en réalité pour exporter cette " marchandise
" et la vendre ou, mieux, la louer.
Le choix
des enfants est fait en fonction de leur âge et de leur sexe.
Les plus prisés étant des filles entre 4 et 6 ans. Les trafiquants
constituent des dossiers de voyages avec autorisations et
pièces d'état civil la plupart du temps fausses, mais… très
officielles.
Le voyage
se fait dans des conditions extrêmement difficiles, par voie
terrestre ou maritime. Les enfants affaiblis et malades sont
simplement abandonnés sur le chemin ou jetés à la mer. L'une
des principales destinations semble être le Gabon. Toutefois,
un nombre important d'enfants est envoyé les pays du nord
de l'Afrique et l'Europe occidentale.
En Afrique,
les filles sont généralement employées comme aide-ménagère
ou aide de commerce et astreintes à des travaux lourds et
parfois dangereux. Elles sont souvent victimes de mauvais
traitements pour les punir, sont mal nourries et, bien sûr,
ne reçoivent pas de salaire, celui-ci étant intégralement
versé aux trafiquants. Les garçons sont utilisés comme main
d'œuvre agricole ou comme petites mains dans l'artisanat.
A noter qu'il arrive parfois que ces enfants soient utilisés
comme personnel de maison auprès de certaines ambassades.
Plusieurs cas ont été dénoncés à Genève (Suisse).
Ceux qui
continuent leur voyage - les adolescentes, surtout - sont
livrées aux réseaux de prostitution. Dès leur arrivée, elles
sont privées de leur passeport, donc de leur identité et deviennent
ainsi corvéables à merci.
TOMORROW
CHILDREN
lutte contre cette barbarie avec l'aide du fonds de contribution
volontaire des Nations Unies contre les formes contemporaines
d'esclavage. De plus, TC participe activement à la lutte contre
la paupérisation, à la création d'écoles et de centres de
santé et offre une assistance quotidienne aux enfants.
Pour
plus d'information : mailto:childrentomorrow@hotmail.com
à l'attention de Monsieur Hector Gnonlonfin
On aurait
tort de croire que le trafic d'enfants ne concerne que l'Afrique.
Nous sommes tous concernés. Comme les destinations traditionnelles
du tourisme pédosexuel deviennent beaucoup moins sûres, on
ne va plus vers les enfants, on les fait venir à soi. Ainsi
un nouveau trafic a été mis sur pied : des enfants orientaux
ou de pays en guerre, plus proches de nous, sont livrés aux
milieux pédophiles ou de prostitution enfantine en Europe
et des enfants européens sont expédiés vers l'est.
Cette
activité est beaucoup plus profitable que la drogue et beaucoup
moins risquée en cas de poursuite judiciaire. Si un trafic
de drogue se paie très cher en années de prison, avec un avocat
particulièrement doué, le trafic d'enfant peut coûter une
peine avec sursis !
Les nouvelles
mafias ne se privent pas de cette source de juteux revenus.
Elles se montrent particulièrement brutales dans leur action,
n'hésitant pas à éliminer les gêneurs et, le cas échéant,
la " marchandise ".
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