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Cet important symposium international organisé,
par Reunite (ONG
britannique), avec l'aide d'Interpol,
avait pour but de faire le point sur la situation en matière
d'abus et de violence dont sont victimes les enfants et sur
les mesures prises et à prendre contre ce phénomène.
120 délégués
de 19 pays et de 13 Organisations non gouvernementales (ONG)
ont entendu les rapports de différentes sources et ont eu
l'occasion de s'exprimer sur différents points liés à cette
problématique. L'importante délégation britannique de haut
niveau hiérarchique a montré l'importance qu'attache le Royaume
Uni au sort de ces enfants.
La Suisse
y était représentée par FREDI (ONG), par une collaboratrice
de l'Autorité centrale en matière d'enlèvements internationaux
d'enfants (Convention de la Haye) et par une collaboratrice
de l'Office fédéral de la police.
A l'issue
de ces journées de travail, on peut tirer les enseignements
suivants :
- Le
problème de la disparition des enfants, toutes causes confondues,
est beaucoup plus vaste que l'on pense généralement au sein
de nos populations. Certes, on s'émeut de l'enlèvement et
de l'assassinat d'enfants en Allemagne ou en Belgique, mais
chez nous cela ne peut pas se passer !
- Si
les lois et conventions internationales interdisent bien
le trafic
d'êtres humains, cela se fait encore à une échelle considérable.
Les enfants en sont les premières victimes parce que plus
vulnérables. Leurs destinations principales : l'esclavage
(travail forcé sans salaire et pratiquement sans limite)
et prostitution enfantine.
- L'adoption
illégale d'enfant avec l'aide d'avocats d'affaires (30 à
50'000 USD " la pièce ", avec parfois même la possibilité
de choisir les caractéristiques physiques de l'enfant à
la commande) recouvre souvent autre chose que l'envie de
donner sa chance à un enfant. Non seulement les enfants
sont, souvent, arrachés à leur mère mais ils sont, parfois,
utilisés comme objets de tous les désirs pervers des " familles
adoptives ".
- Les
hypothèses avancées par la Fondation FREDI au sujet du sort
des enfants enlevés et disparus sans laisser de traces ont
trouvé des confirmations par les informations reçues du
Conseil de l'Europe. Il existerait bel et bien des camps
de formation " professionnelle " pour ces enfants. Il reste,
cependant beaucoup de travail pour les situer et mettre
fin à leurs activités.
Le Secrétaire
général d'Interpol a mis fin au symposium non sans rappeler
l'importance capitale de la coopération
entre les forces de police et les ONG, sur la coordination
des efforts sur le plan international et sur la nécessité
d'alerter l'opinion publique sur l'ampleur et la gravité
de la situation.
Concrètement,
il en ressort que
- L'on
va vraisemblablement vers la création d'une organisation
de coordination de la lutte, une sorte de " Childpol ",
à laquelle les ONG devrait prendre une part active.
- L'une
des demandes de FREDI, avoir l'accès à une partie au moins
des bases de données d'Interpol sera étudiée et sera vraisemblablement
possible à moyen terme.
- FREDI
fera partie des organisations considérées dans la grande
chaîne de lutte qui se met en place.
- FREDI
aura un travail de titan à réaliser pour faire bouger l'opinion
publique suisse.
FREDI
regrette que la Suisse n'aie pas envoyé de représentants de
plus haut rang, éventuellement des politiciens, pour leur
permettre de prendre conscience de l'urgence du combat. |