Dernière mise à jour : 25.08.2002

 

Que fait donc la Justice avec nos enfants ?

 

 

Les cas où les décisions de juges laissent pour le moins pantois lorsqu'il s'agit d'appliquer les articles de la Convention des Droits de l'Enfant se multiplient. La presse s'est largement faite l'écho des mères de familles qui ont fui leur pays, Espagne, France ou Belgique, vers la Suisse, pour protéger leur progéniture contre des sévices allégués perpétrés par leur ex-partenaire.

Dans de trop nombreux cas, l'enfant est remis au parent accusé de sévices sur son enfant ou lorsque le père accusé de telles horreurs s'enfuit à l'étranger avec l'enfant qu'il maltraîte, on ne procède pas à son extradition du pays refuge.Alors, pourquoi les mères seraient-elles moins crédibles et moins protégées que les pères lorsqu'il s'agit de soustraire un enfant à de mauvais traîtements ?

Et surtout, que fait-on du droit élémentaire de l'enfant à grandir dans un milieu aimant, sécurisé et du devoir de citoyen de l'en écarter lorsque des dangers graves le menacent ?

Certains magistrats disent craindre une épidémie de mères voulant fuir leur ex-partenaire et qui l'accuseraient, pour s'en débarasser à moindres frais,de sévices sexuels envers les enfants qu'elles voudraient garder pour elles seules. Si le risque existe effectivement, est-ce que ce risque doit être mis en balance avec le devoir de protection des enfants ?

Dans les cas qui agitent la Suisse actuellement, nous voyons plus grave que ce qui a été soulevé dans les maints articles que chacun a pu lire dans la presse écrite: Pour ne pas risquer d'accuser à tort un père et de le priver injustement de son enfant, on prive ce même enfant de sa mère en emprisonnant celle-ci et en plaçant celui-là dans une institution, parmi des gens certes très compétents, mais totalement étrangers à l'enfant. Alors, non seulement cet enfant n'a plus le droit de voir ses deux parents, mais même plus sa mère, à l'âge essentiel de sa construction psycho-affective. C'est là que se trouve l'erreur impardonnable des Autorités, qui oublient totalement les besoins de l'enfant d'être auprès de sa mère et qui appliquent aveuglément une loi. Au nom de quoi ? D'une crainte d'invasion d'enfants à protéger et d'une volonté d'exemple à fournir, afin de tuer dans l'oeuf ce risque d'invasion ?

Cette femme, ces femmes a/ont commis un crime, la soustraction d'un enfant à son milieu de vie habituel et à son deuxième parent. Tout crime doit être puni, mais dans certains pays, qualifiés de moins développés que le nôtre mais peut-être plus perspicaces, l'enfant reste avec sa mère, c'est un lien sacré, que même un crime de sang ne peut détruire.Et notre pays se montre complice d'une condamnation à une année d'emprisonnement d'une mère, sans se demander ce qu'il adviendra de ce jeune enfant durant cette année. Si la peine paraît pour le moins disproportionnée en comparaison de la peine infligée à un violeur d'enfant, elle est en plus en total désaccord avec le bon sens et le devoir de protection des enfants contre des sévices qui restent à prouver qu'ils ne sont qu'allégations.

Oui, le risque existe que des mères ( et des pères!) utilisent le prétexte de l'abus sexuel sur leur enfant par le partenaire dont ils veulent se défaire, c'est abject, mais humain, hélas,

Oui, il existe de nombreux cas d'abus intra-familiaux, les pages des journaux en relatent bientôt quotidiennement, et ça, c'est tout aussi abject.

Oui, nous nous insurgeons contre le comportement des Autorités auxquelles a échu le droit de décider la sanction d'un crime avéré, somme toute mineur face à un crime soupçonné, extrêmement grave.

Oui, nous demandons, avec tous ceux qui se sont déjà manifestés, que cette mère soit protégée, en Suisse ou ailleurs, tant qu'une certitude n'aura pas été établie que ses "allégations" ne sont pas fondées. Elle pourra alors recouvrer ses forces, se réalimenter et s'occuper elle-même de son jeune enfant, ainsi que de ses enfants plus grands, qu'elle a du abandonner dans sa fuite.Il doit en être de même pour tous les cas où une certitude n'a pu être établie.

Pour celles et ceux qui ne connaîtraient pas encore cette dramatique situation, nous les prions de lire, entre autres les articles suivants:

Grève de la faim depuis le 11 juin 2002, Frédéric Lavachery, L'investigateur http://investi.virtualave.net/suissegrevefaim.htm

Le Parquet de Verdun enlève un enfant à la mère pour le confier au père, accusé d'abus sur l'enfant, L'investigateur,http://www.investigateur.ms/Verdunparquet.htm

Cette nouvelle a suscité des réactions. Voici un droit de réponse:

1) Le psy a fait marche arrière et son certificat était un certificat de complaisance (précisant qu'il rapportait en fait les propos de la mère...)

2) Le Député Dumont ne s'est pas engagé auprès de Mme Michelot (depuis qu'il a eu connaissance du dossier complet)

3) Il n'y a pas d'autre "expert" qui soutienne la thèse de la mère

4) Les accusations de la mère à l'encontre du père (alcoolisme, défaut de soin, maltraitance, abus sexuel,...) ne sont que des tentatives de diabolisation de celui-ci. Cela a été à plusieurs reprises jugé par différentes cour de justice (en première instance et en appel, il ne s'agit pas donc de l'avis d'un seul et unique magistrat...)

5) Depuis le 1er Août et la manifestation dont il est question dans l'article, C... a disparu, cachée par sa mère on ne sait où (peut être en Belgique). C... (3 ans) vit depuis plus d'un mois une situation de rapt, elle n'est pas avec sa mère ni avec ses grand-parents et doit souffrir de cette situation. Mme Michelot passera d'ailleur au pénal pour les faits d'enlevements très prochainement...

Lettre adressée à Mme Ruth Metzler le 1er février 2002 par M. Georges Glatz du Cide et, 2002: Réponse de Madame la conseillère fédérale Ruth Metzler cheffe du Département de Justice et Police, http://www.cide.org/actions_cours.html.

FREDI a également écrit à Madame Ruth Metzler, en date du 18.08.2002, l'enjoignant à ordonner la suspension de l'extradition et de demander que toutes les mères en fuite ainsi que leurs enfants soient non pas condamnés, mais protégés. La Fondation a relevé le côté criminel des Autorités suisses de séparer une enfant de sa mère, dans un contexte aussi traumatisant.

La vice-présidente de FREDI

 

 

Une manifestation de soutien à la mère emprisonnée et de réprobation contre la décision de nos Autorités d'extrader cette mère devrait se tenir prochainement à Berne, sur la Place fédérale.Visitez régulièrement FREDI-News pour en être informés ou guettez l'avis de la presse.

 

Enfin, celles et ceux qui auraient encore des doutes sur la gravité d'un inceste, sont invités à lire quelques témoignages, dont celui, tellement vrai, tellement émouvant de Caroline, à l'adresse suivante:

http://www.meresenfuite.ch/modules.php?op=modload&name=Sections&file=index&req=listarticles&secid=4

Ils peuvent également visiter les différentes rubriques du site Psychologies.com, et notamment http://www.psychologies.com/cfml/qr/c_qr.cfm?id=753