Dernière mise à jour : 24/04/2003

Le fait tragique de la sexploitation des enfants

Un fait universel ressort: C'est souvent les proches de l'enfant qui en abusent.

On a prêté beaucoup d'attention à l'exploitation sexuelle des enfants ces dernières années et on a élaboré des lois sévères afin de dissuader ou de punir les prédateurs. Cela ne veut pas dire que le problème est résolu. Loin de là.

L'abus sexuel des enfants devient rapidement une industrie mondiale de masse, coordonnée par Internet.

Depuis les bordels minables, et des rues arrières et des traqueurs en ligne, on estime à un million le nombre d'enfants qui sont victimes de l'exploitation sexuelle dans le monde entier.

Le marché clandestin comprend la traite des personnes, le tourisme du sexe, la prostitution et la pornographie se servant des enfants. Il est alimenté par la pauvreté, la discrimination, des législations faibles, la mauvaise éducation, les bandes criminelles organisées, et tragiquement, apparemment, une demande insatiable.

Les forces de l'ordre n'arrivent pas à affronter l'étendue et la nature mondiale de ce problème.

Lors d'une conférence à Budapest organisée par le Conseil de l' Europe et l'UNICEF, on a entendu qu'il faut faire beaucoup plus avant qu'on dise qu'on tient la situation bien en main. Plus particulièrement, elle a demandé une réponse internationale coordonnée, une démarche qui se voit reflétée dans la Convention adoptée sur le cybercrime.

La traite de mineurs, provenant des anciens pays communistes de l'Europe, qui deviennent des prostitués mineurs en Europe occidentale est en hausse à un rythme alarmant. Et elle n'a pas l'air de changer tant que l'industrie mondiale du sexe se servant des enfants continueà être si lucrative.

Aux Etats Unis seuls, selon une étude menée par le Conseil de l'Europe, la pornographie se servant des enfants gagne presque de deux à trois milliards de dollars chaque année. On en craint de plus à cause de la facilité avec laquelle Internet l'apporte chez vous au cliquetis d'une souris. Les forums de discussion d'Internet sont des points d'entrée clés pour ceux qui cherchent la pornographie juvénile en ligne.

Cas typique : Un prédateur pédophile séduit par la ruse un mineur à partir d'un forum dediscussion à entrer en contact directement par email, or par téléphone mobile. Rendre publique cette pratique n'a rien fait pour l'empêcher. En fait, la FBI dit que le nombre de crimes contre les enfants, initié en ligne, est en hausse de 10% chaque année, aux Etats Unis seuls, bien qu'en Grande Bretagne, l'utilisation d'Internet soit devenue moins fréquente.

L'exploitation des garçons est visiblement en hausse ces dernières années. La demande pour les garçons vient de la part des homosexuels de la région, des touristes, des gens engagés dans la pornographie des enfants, et quelque fois mêmes des femmes.

Des mesures sévères prises par la police et les condamnations de longue durée prononcées par les tribunaux ont fait peur à plusieurs pédophiles qui contournent la Thaïlande et vont au Cambodge qui n'a point envie d'accueillir ces créatures peu recommandables mais qui n'a pas les moyens effectifs de contrôler ni de les attraper tous. Peut-être la meilleure solution fut lorsque les tribunaux du pays d'origine d'un pédophile ont été reçu le droit de poursuivre des cas lorsque le crime a été commis dans un pays en développement.

Plusieurs condamnations ont résulté grâce à ces accords judiciaires extra-territoriaux.

(La meilleure mesure prise actuellement est d'augmenter le nombre d'agents de police femmes puisque les enfants et les femmes victimes se sentent plus à l'aise avec elles. Les parents doivent faire plus attention au comportement de leurs enfants et être conscients que la plupart des pédophiles sont de la même nationalité que les enfants qu'ils accostent. Beaucoup sont en fait des parents ou des amis proches de la famille. Alors que la police peut surveiller les pédophiles étrangers suspects, les communautés doivent jouer leur part en signalant des exemples indubitables flagrants de comportement suspect. )

(Dossiers du Bangkok Post) 08.12.2002