Le
fait tragique de la sexploitation des enfants
Un
fait universel ressort: C'est souvent les proches de l'enfant qui en abusent.
On a
prêté beaucoup d'attention à l'exploitation sexuelle des
enfants ces dernières années et on a élaboré des lois sévères
afin de dissuader ou de punir les prédateurs. Cela ne veut
pas dire que le problème est résolu. Loin de là.
L'abus
sexuel des enfants devient rapidement une industrie mondiale
de masse, coordonnée par Internet.
Depuis
les bordels minables, et des rues arrières et des traqueurs
en ligne, on estime à un million le nombre d'enfants qui
sont victimes de l'exploitation sexuelle dans le monde entier.
Le marché
clandestin comprend la traite des personnes, le tourisme
du sexe, la prostitution et la pornographie se servant des
enfants. Il est alimenté par la pauvreté, la discrimination,
des législations faibles, la mauvaise éducation, les bandes
criminelles organisées, et tragiquement, apparemment, une
demande insatiable.
Les
forces de l'ordre n'arrivent pas à affronter l'étendue et
la nature mondiale de ce problème.
Lors
d'une conférence à Budapest organisée par le Conseil de
l' Europe et l'UNICEF, on a entendu qu'il faut faire beaucoup
plus avant qu'on dise qu'on tient la situation bien en main.
Plus particulièrement, elle a demandé une réponse internationale
coordonnée, une démarche qui se voit reflétée dans la Convention
adoptée sur le cybercrime.
La traite
de mineurs, provenant des anciens pays communistes de l'Europe,
qui deviennent des prostitués mineurs en Europe occidentale
est en hausse à un rythme alarmant. Et elle n'a pas l'air
de changer tant que l'industrie mondiale du sexe se servant
des enfants continueà être si lucrative.
Aux
Etats Unis seuls, selon une étude menée par le Conseil de
l'Europe, la pornographie se servant des enfants gagne presque
de deux à trois milliards de dollars chaque année. On en
craint de plus à cause de la facilité avec laquelle Internet
l'apporte chez vous au cliquetis d'une souris. Les forums
de discussion d'Internet sont des points d'entrée clés pour
ceux qui cherchent la pornographie juvénile en ligne.
Cas
typique : Un prédateur pédophile séduit par la ruse un mineur
à partir d'un forum dediscussion à entrer en contact directement
par email, or par téléphone mobile. Rendre publique cette
pratique n'a rien fait pour l'empêcher. En fait, la FBI
dit que le nombre de crimes contre les enfants, initié en
ligne, est en hausse de 10% chaque année, aux Etats Unis
seuls, bien qu'en Grande Bretagne, l'utilisation d'Internet
soit devenue moins fréquente.
L'exploitation
des garçons est visiblement en hausse ces dernières années.
La demande pour les garçons vient de la part des homosexuels
de la région, des touristes, des gens engagés dans la pornographie
des enfants, et quelque fois mêmes des femmes.
Des
mesures sévères prises par la police et les condamnations
de longue durée prononcées par les tribunaux ont fait peur
à plusieurs pédophiles qui contournent la Thaïlande et vont
au Cambodge qui n'a point envie d'accueillir ces créatures
peu recommandables mais qui n'a pas les moyens effectifs
de contrôler ni de les attraper tous. Peut-être la meilleure
solution fut lorsque les tribunaux du pays d'origine d'un
pédophile ont été reçu le droit de poursuivre des cas lorsque
le crime a été commis dans un pays en développement.
Plusieurs
condamnations ont résulté grâce à ces accords judiciaires
extra-territoriaux.
(La
meilleure mesure prise actuellement est d'augmenter le nombre
d'agents de police femmes puisque les enfants et les femmes
victimes se sentent plus à l'aise avec elles. Les parents
doivent faire plus attention au comportement de leurs enfants
et être conscients que la plupart des pédophiles sont de
la même nationalité que les enfants qu'ils accostent. Beaucoup
sont en fait des parents ou des amis proches de la famille.
Alors que la police peut surveiller les pédophiles étrangers
suspects, les communautés doivent jouer leur part en signalant
des exemples indubitables flagrants de comportement suspect.
)
(Dossiers
du Bangkok Post) 08.12.2002