Sous
la plume de Graham Johnson, le tabloïd britannique expose
un bien sinistre trafic qu’il attribue en fait au responsable
d’une organisation de charité d’Outre – Manche.
Si l’on en croît l’auteur, « Des enfants, certains à peine
âgés de trois ans », seraient « enlevés de force à leurs
parents et vendus pour la somme dérisoire de 300 livres
sterling ».
De faire ressurgir le double spectre des enfants voués à
« servir d’esclaves sexuels » et des « adoptions illégales
» pour satisfaire les attentes de parents « désespérés ».
Les journalistes d’investigation du Sunday Mirror se sont
donc fait passer pour les trafiquants d’enfants dans un
camp de réfugiés du Montenegro (ex-Yougoslavie) autrefois
géré par les Nations Unies.
Situé à proximité de Podgorica, la capitale, le camp
est dirigé aujourd’hui par le responsable local d’une organisation
de bienfaisance chrétienne, Sinisa Nadazdin. Siniza
Nadazdin reçoit des dons de l’organisation évangélique
« Smile International » * et d’associations charitables
catholiques qui ne se doutent de rien. Nadazdin, 27
ans, se confie au Sunday Mirror: « Une centaine d’enfants
ont fait l’objet d’une traite à partir de ce camp…chaque
enfant que vous voyez ici est à vendre… »
Pour se justifier, le trafiquant évoque des difficultés
financières.
*http://www.smileinternational.freeserve.co.uk/montenegro.htm
Avec
ses grands yeux bleus et son sourire mignon, âgée de 4 ans,
la jeune Angela causerait un serrement au cour de tous parents.
Mais
tout comme son frère Aco âgé de 5 ans et leur ami Jovanna,
Angela est disponible à la vente pour n'importe qui ayant
assez d'argent pour se l'offrir.
Aussi
incroyable que cela puisse paraître, la tête d'une association
de charité Britannique qui est au centre de ce commerce
ignoble.
Des
enfants, n'ayant que trois ans, sont kidnappés à leurs parents
et vendus pour aussi peu que £ 300. Des personnes craignent
que certains aient été enlevés pour servir d'esclaves sexuels.
D'autres seraient destinés à des adoptions illégales par
des couples désespérés, y compris Britanniques, pour fonder
une famille.
Les
trois enfants vivent tous dans un ancien camp de réfugiés
des Nations Unies au Montenegro, une région de l'ex-Yougoslavie.
À l'extérieur
de Podgorica au Montenegro, les enquêteurs du Sunday Mirror
se sont fait passer pour des trafiquants d'enfants et ont
visité un camp dirigé par Sinisa Nadazdin, le dirigeant
d'une organisation de charité chrétienne, pour mettre en
avant la simplicité d'accès à ce commerce insensé.
Il
reçoit des dons de Smile Internationnal, une association
de charité évangélique basée en grande Bretagne, ainsi que
d'organisations catholiques d'aide n'étant pas au courant
des activités illégales qui s'y déroulent.
Nadazdin,
âgé de 27 ans, dit à notre journaliste : "Une centaine d'enfants
de ce camp ont été vendus. Tous les enfants que vous voyez
ici sont à vendre. Je fait ce commerce à cause de mes finances."
Le
camp a été installé par les Nations Unies après la guerre
du Kosovo de 1999, et loge maintenant 5000 réfugiés dans
trois unités.
On nous
a présenté des enfants à vendre. Les prix vont de 500€
pour un gitan de 3 ans à la peau brune, jusqu'à 5 000 €
pour une jeune fille blonde de 4 ans. Nadazdin travaille
étroitement avec deux patrons gitans de la Mafia, Vlasnim
et Arton Shkreli, qui récupèrent les plus jolis.
Les
gens du coin disent que les frères usent de violence pour
tenir le camp et forcent les familles à céder leurs enfants
avant d'établir de faux papiers et de les faire passer en
contrebande outre-mer.
Nadazdin
nous raconte "Arton a vraiment une mauvaise réputation et
ne soyez pas surpris par ce que vous pourrez entendre. Il
parle de nourrir les requins avec ces filles."
Bien
qu'il admette être au courant que des enfants puissent être
vendus à des pédophiles, Nadazdin continue de négocier avec
nos journalistes. "Un couple de Liverpool a voulu acheter
un enfant l'an dernier", dit-il, "L'année d'avant, quelques
Écossais. Nous n'avons pas fixé de prix. Vous devez négocier.
Le prix commence à 500 euros (£300) pour un gitan. Le maximum
est de 5000 euros (£ 3000)." Il nous a demandé de venir
voir les deux enfants dont il nous avait envoyé les photos
par courriel au Royaume-Uni. Nous avons trouvé Angela et
Aco jouant sur un plancher infesté de cafards avec d'autres
enfants. Nadazdin nous dit : "C'est la meilleure famille
à qui acheter un enfant. Ils sont désespérés." Angela est
en vente pour 3 500 euros (£ 2,500 ). Aco est disponible
pour 2 500 euros (£1,500). Leur mère sans ressources pleure
: "Parfois, je me prostitue pour leur donner le pain. Je
ne veux pas perdre mes enfants ."
Mais
l'imposant Nadazdin lui a rapidement imposé le silence en
disant : "Elle n'a pas d'importance. Cette femme na pas
le choix. Vlasnim veut vendre Angela. Personne ne défie
Vlasnim. Pas s'ils ne veulent pas prendre de risques. Il
utilise son couteau." Un des acolytes du gang fait signe
de couper la gorge à la mère.
Nadazdin,
directeur de l'organisation de charité locale nommée Philia,
prétend que l'organisation de charité britannique Smile
International lui a donné £2,000 pour s'occuper des enfants
du camp. Le site web de Smile, dirigé depuis Orpington dans
le Kent par le prêtre baptiste Clive Doubleday et sa femme
Ruth, annonce le travail avec le camp de l'Eglise de la
Pentecôte de Podgorica et la visite du camp pour dispenser
de l'aide et diffuser des vidéos religieuses.
Nadazdin
nous parle de ses espoirs de convaincre Smile International
pour l'aider à fonder une crèche journalière - qu'il utiliserait
comme un «supermarché à enfant ». Après quoi il nous montre
d'autres enfants à vendre, dont Jovanna, qui est en vente
pour 1 500 € à l'âge de 4 ans. Nadazdin nous dit : "Prennez
des photos. Tous ces enfants sont à vendre si vous le souhaitez.
Nous mettrons leur parents sous pression pour la vente.
Au plus la peau est claire, ou l'enfant jeune, au plus le
prix est cher. Les gitans noirs sont bon marché, personne
n'en veut." Nadazdin nous dit qu'il organise aussi des adoptions
illégales moyennant finances. Après être sortis du camp,
Arton, un frère de Vlasnim, nous téléphone pour négocier
rapidement la vente d'un enfant. "Vous aimez Angela ? Vous
pouvez l'avoir pour 3 500 € Mais vous devez aussi payer
1 000 € pour les papiers. Si ça vous convient on va voir
pour d'autres affaires?" Nous avons alors prétendu rechercher
aussi de jeune filles pour travailler dans des salons de
massage au Royaume-Uni.
Arton
nous dit : "Nous avons des enfants pour des commerces plus
délicats que l'adoption. J'ai des filles de 12, 13 et 14
pour vous. Il y en a actuellement 20 de disponible. Ce sont
toutes de jolies filles. Certaines ont déjà de l'expérience
dans des films, d'autres sur des sites internet. Vous ne
serez pas déçus. N'attendez pas longtemps, j'ai d'autres
personnes intéressées."
Lorsqu'il
fut confronté, Nadazdin a nié avoir vendu des enfants du
camp. « C'est illégal, » dit-il. "Mais c'est bien si une
personne blanche achète un enfant." Il admet qu'un pédophile
peut acheter un enfant, mais ajoute "je n'approuverais pas."
http://www.sundaymirror.co.uk/news/
Janv.
25, 2004 Par Graham Johnson , trad. d'un correspondant
Fredi
a adressé cet article à une organisation de
protection de l'enfance basée à Belgrade,
avec qui elle correspond, pour envoyer un reflet de ce qui
se dit au sujet du trafic d'enfants des Balkans et dans
l'attente qu'elle prenne des mesures..
FREDi
a également écrit à cette Eglise pentecôtiste
(info@smileinternational.org) qui
soutiendrait cette organisation, gérée par
Sinisa Naddazdin ( espérons qu'elle ne l'aide pas
à organiser la vente des enfants...