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traduit ici le courrier reçu de l'Association ZivilCourage,
dont le siège est à CH-Glattzentrum (www.zivilcourage-ch.ch)
et qui dénonce le placement très discutable
d'enfants retirés à leur famille.
1. Communiqué
de presse
"Chère rédaction,
Alors que la Suisse
vient de débloquer une somme de 134.000 francs afin
de permettre aux historiens d'étudier le destin des
enfants placés, des milliards de francs d'impôts
continuent à être "investis" dans les
placements d'enfants hors de leur famille. Selon les données
de "Pflegekinder Aktion Schweiz", 14.000 enfants
vivent dans des familles d'accueil, 11.000 autres vivent dans
des homes.
Il est beaucoup
moins connu que des enfants sont placés selon des critères
commerciaux par des entrepreneurs privés et des sociétés
anonymes, qui donnent une préférence donnée
aux paysans, et ceci après que les enfants aient été
arrachés à leur famille par des autorités
incompétentes et faisant preuve d'amateurisme.
Pour pouvoir payer
les CHF 200.-/jour et par enfant aux entreprises qui organisent
ces placements, il faut augmenter les impôts. Les mesures
de bien-être et d'accompagnement de l'enfant sont donc
soumises à des facteurs d'ordre économique.
Les enfants acquièrent une valeur marchande selon la
loi de l'offre et de la demande. Et tout ceci à l'abri
du regard des Autorités de surveillance et sans fondement
juridique! Nous avons donc adressé une lettre ouverte
à Monsieur le Conseiller fédéral Christophe
Blocher, pour lui signaler ce commerce parallèle.
La publication
de cette lettre ouverte dans votre journal serait bienvenue.
Notre personne de contact, M. Michael Handel, est atteignable
au N° 071.411.78.80. Il répondra volontiers à
vos questions.
Avec nos bonnes
salutations
Samuel Brüngger
Association ZIVILCOURAGE"
2. Lettre ouverte
à M. le Conseiller fédéral responsable
du Dpt Justice et Police
"Lettre ouverte à Monsieur le Conseiller fédéral Christoph Blocher
"Courrier
A- Département de Justice et Police
Monsieur
le Conseiller fédéral Dr. Christoph Blocher
Palais fédéral
CH-3003 Berne
Lettre
ouverte au sujet du commerce d'enfants en Suisse
Monsieur le Conseiller
fédéral
Notre groupe d'entraide
"ZIVILCOURAGE" s'est déjà adressée
à vous personnellement, en date du 22.10.2004, au sujet
de la révision du droit des tutelles. Nous vous remercions
pour votre réponse, reçue le 10.11.2004. Votre
prise de position, selon laquelle "Il est notoire
que l'application du droit tutélaire se distingue
malheureusement parfois par un manque de professionnalisme
" ne peut que rejoindre notre opinion.
Dans notre travail
avec des familles concernées, nous avons souvent été
rendus attentifs au fait que des entreprises et des sociétés
anonymes gagnent leur vie grâce aux placements d'enfants,
en servant d'intermédiaires dans un but mercantile
dépourvu de tout idéal humaniste. Des réseaux
de familles d'accueil ont été créés
ici, en Suisse, et à l'étranger à cet
effet. Le plus effrayant est que ces entreprises établisssent
des rapports et des recommandations qui peuvent influencer
la durée du placement d'un enfant, dans la mesure où
son départ contrarierait les intérêts
économiques. Et bien que les familles d'accueil effectuent
leur tâche d'accompagnement de l'enfant, 200 francs,
si ce n'est beaucoup plus, par jour et par enfant sont facturés
par ces intermédiaires aux offices cantonaux de placement,
alors que les familles d'accueil ne reçoivent que des
miettes.
Les milliards de
francs de frais occasionnés par ces placements sont
répercutés sur les impôts. Et c'est sans
compter avec la misère des familles auxquelles on a
arraché l'enfant de façon inutile et violente.
La responsabilité de cet état de fait est dans
bien des cas, le manque de professionnalisme des Autorités,
qui défendent un intérêt personnel ou
qui n'ont aucune idée de la notion de "Bien de
l'enfant".
Andrea Keller,
directrice de la section Enfants placés à Weinfelden,
Thurgovie, écrit avec raison:"Les enfants représentent
un commerce". Par le placement d'enfants et d'adolescents,
on a créé un énorme créneau commercial,
qui assure des milliers de places de travail (entre autres
dans les centaines de homes et foyers) et qui coûtent,
chaqze année, des milliards d'impôts.
Les traumatismes
infligés à l'enfant placé et à
ses parents ainsi que les conséquences nocives et en
partie irréparables de cet éloigement forcé
ne sont pas pris en compte: Tutelles, curatelles, travailleurs
sociaux,constats et expertises, consultations de spécialistes,
traîtements psychiatriques, addictions aux drogues et
problèmes de criminalité, perte du tissu social,
aides sociales et rentes AI. Tous ces intérêts
économiques travaillent main dans la main et s'assurent
mutuellement pérennité.
Le président
de notre Association, M. Michael Handel a déposé
une information sur ce sujet sur notre site Internet www.kinderohnerechte.ch,
en date du 14.03.2005. Quelques jours plus tard paraissait
un article dans "Facts" intitulé " Kopfgeldjäger,
wenn private Agenturen Pflegekinder an Familien vermitteln,
streichen sie happige Prämien ein- unkontrolliert und
ohne jegliche Rechtsgrundlagen." (Chasseurs de têtes
pour de l'argent, des entreprises privées placent des
enfants dans des familles et vivent de cette activité,
sans contrôle et sans fondement juridique.) La réaction
ne s'est pas fait attendre: La firme Delta Projekt SA, avec
siège à Zofingen, qui se trouve parmi ces placeurs
d'enfants , tente actuellement, de nous réduire au
silence par une mesure provisionnelle. Des familles concernées,
intimidées, n'osent plus se confier, de crainte de
retombées négatives dans le traitement de leur
dossier. Delta Projekt AG s'insurge contre le fait que nous
comparions son activité au commerce d'enfants. Comment
doit-on donc appeler cette activité, lorsque leurs
auteurs en retirent leurs revenus exclusifs ?
Il n'est
pas bon de dire que des enfants sont placés sous tutelle
par des Autorités incompétentes, selon des critères
commerciaux. Le bien-être de l'enfant est occulté
par les intérêts commerciaux et le libre arbitre.
Les enfants acquièrent une valeur commerciale selon
la loi de l'offre et e la demande, selon la pratique de la
marchandisation de l'enfant ( en allemend, un jeu de mot est
possible: qui veut dire rendre l'enfant à l'état
de choses: verDINGkinder). Et tout cela à l'abri des
regards des Autorités de surveillance et sans aucun
fondement juridique!
Afin de tuer dans
l'oeuf ce délit, nous exigeons clairement que:
-
Le placement
d'enfants et leur accompagnement n'occasionne pas de source
de revenus
-
L'accompagnement
des enfants placés doit faire l'objet d'un contrôle
étatique sérieux et compétent
-
Il ne doit pas
y avoir plus de deux enfants placés dans la même
famille, comme c'est déjà la règle
dans le canton de St-Gall.
-
Les familles
d'accueil doivent suivre des cours de formation et de perfectionnement
et doivent être sanctionnées par un examen.
Il faut créer des Autorités cantonales de
contrôle neutres, vers lesquelles les enfants placés
peuvent se tourner en cas de difficultés et qui placent
les enfants selon des critères de nécessité
avérée.
-
Des placements
inutiles, arbitraires et totalement disproportionnés
doivent prendre fin sans délai et il faut fournir
de l'aide aux familles qui en ont besoin.
-
Il faut absolument
peser les avantages réels de ces placements d'enfants,
coûteux et engendrant tant de misères et analyser
s'ils ne peuvent pas, avantageusement, être remplacés
par des mesures de soutien éducatif et matériel
envers les familles qui sont sorties du filet social. Ces
mesures seraient, de toute façon, bien moins onéreuses
que les placements hors famille.
Nous nous permettons
de vous rappeler, en outre, notre courrier du 22.10.2004,
ainsi que les propositions qu'il contenait.
Nous apprécions
votre politique engagée. Nous restons à disposition
pour répondre à vos questions et attendons une
prise de contact de votre Département.
salutations d'usage,
signé. Michael
Handel, co-président de l'Association ZIVILCOURAGE. |