Dernière mise à jour : 10/02/2004

 

En Suisse aussi !

 

SUISSE : Selon le Service de coordination contre la traite d'êtres humains et le trafic de migrants (SCOTT), entre 1 500 et 3 000 personnes sont victimes de la traite d'êtres humains chaque année en Suisse pour la plupart des femmes livrées aux réseaux de prostitution. En comparaison, entre 700 000 et 2 millions de personnes sont victimes de la traite des êtres humains chaque année dans le monde pour un "bénéfice" financier total de près de 10 milliards de dollars. Les pays d'origine sont principalement l'Ukraine, la Slovaquie, la Roumanie et la Russie.

Créé début janvier et rattaché à l'Office fédéral de la police, cet organisme est selon la conseillère fédérale Ruth Metzler, "un pas important dans la lutte contre l'esclavage moderne, l'une des plus indignes infractions de ce monde." Selon un responsable du SCOTT, Stephan Libiszewski, "la lutte contre la traite d'êtres humains sera notamment améliorée par un renforcement de la répression. Notre but est de mieux protéger les victimes et de punir les criminels". La disposition du Code pénal réprimant ce type de trafic devrait être élargie : elle ne concernera plus seulement les exploitations sexuelles, mais aussi l'exploitation de la force de travail et le trafic d'organes.

En Suisse, la peine pour traite d'humains peut aller jusqu'à 20 ans de réclusion. Sur proposition du SCOTT, la nouvelle loi sur les étrangers prévoit d'augmenter à cinq ans de réclusion la sanction prévue pour les cas de trafic professionnel de migrants. Jusqu'à présent, ce trafic n'était pas considéré comme un crime et n'était passible que de trois ans de prison maximum. .

Fil-info-France, 13.11.2003