Lorsqu'une
prostituée nigériane s'est présentée aux forces de
l'ordre carolorégiennes la semaine dernière, le visage
tailladé, les enquêteurs ne se doutaient pas avoir
ouvert une porte vers un trafic d'êtres humains à
l'échelle internationale.
(...)
C'est ainsi que le dossier a pris sa tournure internationale.
Selon toute vraisemblance, un passeur sillonnait le
désert nigérian à la recherche de filles, pour les
conduire ensuite vers l'Espagne via le Maroc. Là,
ces jeunes femmes embarquaient dans les cales des
bateaux de cette société de fret nigériane et transitaient
vers Anvers. Munies de passeports du Liberia et du
Sierra Léone, deux pays en guerre civile, celles-ci
ne pouvaient donc être expulsées de Belgique.