Arrestation
après un enlèvement manqué à Ciney
Un Français
de 61 a été arrêté jeudi dernier à Ciney à la suite de l'enlèvement
manqué d'une fillette de 12 ans dont le «modus opérandi»
rappelle les enlèvements en plein jour des jeunes filles
dans le nord de France, a rapporté lundi la télévision
RTL-TVI. L'homme, un forestier domicilié à Sart-Custinne,
un village situé à proximité de la frontière française,
a abordé la jeune adolescente près de la gare de Ciney,
sous prétexte de lui demander des précisions sur une adresse
et a réussi à la convaincre de monter dans son fourgon pour
l'accompagner, a précisé la chaîne belge. A l'intérieur
du véhicule, il l'a maîtrisée et lui a lié les mains, la
jetant au fond du fourgon. La jeune fille, qui a dû «subir
les attouchements de son ravisseur», a toutefois réussi
à s'enfuir, a encore indiqué RTL-TVI. La police belge a
arrêté le jour même un suspect correspondant au signalement
donné par l'adolescente, qui a formellement reconnu son
agresseur. Ce dernier a avoué l'enlèvement et les attouchements
sur la jeune fille, selon la télévision.
Selon des sources concordantes interrogées par l'AFP en
France et en Belgique, la police française s'intéresse également
à cet homme. Les enquêteurs français ont en particulier
été frappés par la concordance entre cette affaire et les
enlèvements en plein jour des jeunes Céline Saison (18 ans),
en mai 2000 à Charleville-Mézières, et Mananya Thumpong
(13 ans), en mai 2001 à Sedan (nord-est de la France).
D'après des sources judiciaires belges, l'homme a déjà été
condamné à 7 ans d'emprisonnement en France pour l'enlèvement
d'un enfant. Il présente par ailleurs «une personnalité
inquiétante», selon les mêmes sources.
Autre élément de concordance, l'homme est forestier et
les restes de Céline et Mananya avaient été trouvés en juillet
2000 et mars 2002, dans les bois de Sugny et de Nollevaux,
du côté belge de la frontière ardennaise. Tant du côté
de l'enquête que de la justice belge on reste très discrets
sur les investigations actuellement en cours, «pour ne pas
donner de faux espoirs aux parents des deux victimes».
AFP
repris par http://www.lesoir.be/