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Un homme surpris en flagrant
délit de tentative d’enlèvement d’une
fillette a été mis en examen, (...)puis
relâché. Il est actuellement libre sous contrôle
judiciaire. Le parquet a fait appel.
L’affaire commence samedi dernier. L’homme avait
été surpris en flagrant délit. Ce
marginal de 35 ans avait abordé une fillette sur une
aire de jeux près d'un restaurant de la périphérie
nîmoise et l'avait saisie. Des adultes, présents,
l’avaient remarqué et étaient intervenus
aussitôt. Ils avaient contraint l’homme à
s'enfuir à bord d'un fourgon blanc.
Les policiers avaient rapidement retrouvé la trace
de l'individu qui dormait dans son véhicule. A l'intérieur
du fourgon, un cartable, deux pull-overs d’enfants,
des peluches, dont on ignore encore la provenance. L’homme
est père de trois enfants, mais rien ne prouve que
ces affaires leur appartiennent. Des centaines de prélèvements
devaient être effectués afin de déterminer
si l'homme est éventuellement impliqué dans
des affaires de pédophilie.
Suite logique de l’affaire, l’homme a été
mis en examen lundi pour tentative d'enlèvement d'enfant.
Facteur aggravant, le suspect avait déjà été
condamné pour des affaires de violence (mais aucune
impliquant des enfants) ; selon LCI, il avait également
effectué des séjours en asile psychiatrique.
Il a pourtant été remis en liberté et
placé sous contrôle judiciaire. Il est donc actuellement
libre de ses mouvements – une décision qui a
suscité surprise et interrogations à Nîmes.
Mais il n’existe aucune obligation légale de
placement en détention provisoire dans un cas de ce
genre. Le parquet a toutefois fait appel de cette décision.
Le SRPJ de Versailles, chargé de l'enquête sur
la disparition de la petite Estelle à Guermantes,
en Seine-et-Marne, a aussi été alerté,
compte tenu du profil du suspect ainsi que de son
fourgon blanc, type de véhicule recherché dans
le cadre de cette affaire. Toutefois, "au stade
actuel de l'enquête, aucun élément judiciaire
ne permet le rapprochement entre la disparition d'Estelle
et l'individu arrêté dans le Gard", a souligné
le procureur de la République de Nîmes Robert
Gelli.
http://www.n2o.com,
24 octobre 2003
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