| Nous,
parents de victimes, sommes écoeurés de la façon
dont les autorités judiciaires et policières réagissent.
Nous en avons assez des discours inacceptables et des
procédures étouffantes. Ce système de gestion de
la criminalité a assez duré !!! Nous vous invitons à
soutenir notre action et mieux, à nous rejoindre dans
notre action.
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| Communiquez
- nous les coordonnées des gens motivés désireux de
participer aux actions que nous mènerons CHAQUE 6 DU
MOIS. La première manifestation aura lieu le 6 décembre
2000, jour symbole de la fête de l'enfance, sur les
marches du Palais de Justice, Place Poulaert à Bruxelles,
de 10h00 à 14h30.
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| Nous
vous invitons à diffuser notre appel dans la population,
dans vos associations dans les médias, à l'étranger.
L'action est ouverte à tous et à toutes, victimes ou
non, dans un grand élan de solidarité, avec toutes les
association belges ou étrangères pour un changement
de mentalités dans la défense des plus vulnérables et
spécialement des enfants. Pour enfin desserrer cette
étreinte d'une criminalité organisée qui cherche par
tous les moyens à noyauter et à manipuler les pouvoirs
judiciaires. Nous sommes solidaires avec le groupe "
Appel" du pasteur Moka.
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Nus
face à la dérive
Mort
pour avoir tenté d'éviter une bagarre. Le drame suscite
haut-le-coeur et compassion mais, hélas! n'étonne pas.
La chronique des fins de semaine enfiévrées (...) devait,
un soir, aboutir au pire. Il est là. Il marque un échec
collectif: celui d'un canton peinant à prendre conscience
d'une évolution qui l'a dépouillé de sa petite laine
provinciale protectrice pour l'exposer, nu, aux rugosités
du patchwork urbain.
Nues,
ces institutions qui travaillent sur le terrain de la
pré- vention, mais dont les bonnes volontés s'épuisent
dans une incessante quête de moyens et de reconnaissance
officielle.
(..).
N'y apparaissent pas non plus ces adolescents qui errent
dans un terrain vague affectif à l'horizon obstrué.
Il y a, (...) des gamins de 12 ans sans famille qui
s'accrochent aux douteuses étoiles d'aînés vadrouilleurs.
Nus,
ces policiers qui, entre deux insultes et trois appels,
multiplient les heures supplémentaires pour parer au
plus pressé.(...) Et quand les agents de la force
publique abdiquent faute de moyens, le marigot du non-droit
s'étend dangereusement. Or rien ne saurait le justifier,
et surtout pas la rigueur budgétaire.
Court-vêtus
enfin, les politiciens. On en voit, désemparés,
qui voudraient ordonner la «tolérance zéro» comme l'Etat
décrétait, jadis, la chasse aux hannetons. Leur impuissance
se mesure à l'épaisseur de rapports et à la longueur
de séances prônant la prévention et déplorant la démission
des parents. Mais de concret, quoi? Quelle aide
aux familles, quelles mesures pour l'intégration des
migrants, quelle coordination et quels moyens pour les
organismes existants qui sont, eux, connectés à la réalité
de la rue? Quels enseignements glanés ailleurs, où l'on
combat la dérive depuis plus longtemps?(...)
L'original
de cet article se trouve dans
Louis
Ruffieux, http://www.laliberte.ch/journal/jo_archives.cfm?
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