Lors
d'une interview sur Swissinfo-Journal du matin du 02.03.204,
Madame la juge d'instruction Yvonne Gendre était interrogée
sur le degré de protection des enfants en Suisse.
"
L'affaire Dutroux a permis une prise de conscience et a accéléré
la lutte contre la pédophilie. Huit ans après
le drame, quel est le bilan? La pédophilie est un marché
aux proportions colossales. La Suisse se donne-t-elle vraiment
les moyens de protéger les enfants et de débusquer
les criminels ?
Yvonne Gendre, juge d'instruction à Fribourg, répond
à nos auditeurs en direct (Radiopublic, Journal du
matin)."
Madame la juge
y a relevé que la problématique des abus sexuels
est un problème majeur de notre société
actuelle et que l'on ressent effectivement un "avant
et un après Dutroux", mais que le droit pénal
s'est adapté, notamment en ce qui concerne le droits
des victimes:
- Amélioration
de leurs droits (Commission
Lavi)
- Parole des enfants
prise en compte dans les tribunaux ( insuffisamment encore,
de l'avis de FREDI, au vu des nombreux témoignages
qu'ellle reçoit)
- Equipement et
formation des policiers etmagistrats à l'interrogation
des victimes
- Prescription
des crimes prolongés de 15 ans et possibilité
de déposer plainte jusqu'à l'âge de
25 ans.
Elle reconnaît
ensuite l'existence de réseaux, en faisant allusion
aux nombreux sites de pédophiles sur le Web, mais veut
rassurer la population en citant les mesures prises pour
- Lutter contre
le tourisme sexuel
- Traquer les
réseaux pédophiles du Web grâce à
a réouverture d'une cellule de monitoring du Net,
à Berne (Rappelons tout de
même qu'il n'y a que 9 personnes pour surveiller le
Net et que la criminalité économique prend
une très large part du temps de travail de ces fonctionnaires.
On ne voit pas de réels changements quant à
la véritable traque des sites pédophiles,
les grandes actions mises en avant par les médias
ayant été déclencgées par le
FBI américain!)
- Prise de dispositions
pour pouvoir punir en Suisse des ressortissants suisses
qui auraient sévi à l'étranger.
Ele reconnaît
enfin l'existence du crime organisé.
Dans cette
interview, il n'a pas été fait allusion à
une quelconque éducation de la population face à
ces nouveaux dangers, ni de mesures de prévention à
l'adresse des futures victimes. |