Note
de FREDI:
Les
spécialistes de la criminologie et des serial killers
s'inquiètent: Non seulement le nombre de cas augmente,
mais l'âge des auteurs baisse de façon significative...
Grand conseil · A l'ordre du
jour, hier, un rapport du Conseil d'Etat sur la délinquance
juvénile. Parmi les solutions, rétablir une
vraie Brigade des mineurs, accélérer le suivi
judiciaire des délits ou l'étude d'un centre
éducatif fermé.stéphanie
buchs
Six
mesures pour mieux gérer la délinquance chez
les jeunes
Au coeur de faits
divers bouleversants, la délinquance juvénile
fait couler beaucoup d'encre et n'économise pas la
salive. Elle était à l'ordre du jour du Grand
Conseil hier: les députés ont discuté,
non sans montrer une certaine satisfaction, du rapport du
Conseil d'Etat sur la question. Il fait suite à un
postulat de Dominique Virdis Yerly (r, Marly). Résultat:
six mesures concrètes sont enfin proposées pour
un coût de 1,35 mio par an et 235 000 francs de dépenses
uniques.
Le rapport propose tout d'abord le renforcement des forces
de police dévolues à la problématique,
en rétablissant, à la police de sûreté,
une véritable Brigade des mineurs. Ainsi, il est prévu
pour cette dernière «des agents spécialisés,
choisis et formés pour travailler avec des adolescents
et des enfants». La situation actuelle a en effet poussé
le personnel à abandonner progressivement son activité
préventive et sa présence sur le terrain.
En tant qu'animateur de rue et de jeunesse à Wünnewil-Flamatt,
le député Albert Studer (ouv, Saint-Ours) a
insisté sur la nécessité de combler cette
lacune: «Si on veut vraiment faire de la prévention,
on doit renforcer le travail auprès des jeunes sur
le terrain. Et je n'ai vu nulle part dans ce rapport la prise
en compte du travail de rue.» A noter toutefois que
le rapport précise le rôle de cette Brigade des
mineurs comme un «travail spécifique de surveillance
et de contact direct avec les jeunes».
Autre mesure prévue: étudier la création
d'un centre éducatif fermé. «Une institution
fermée est importante pour les jeunes qui sont vraiment
perdus. Et il faudra qu'elle soit bilingue», insiste
Albert Studer. «Nous avons envisagé une structure
fixe et fermée pour les cas que je n'ose pas qualifier
de «désespérés», précise
Claude Grandjean, conseiller d'Etat, directeur de la Sécurité
et de la justice.
Le rapport n'oublie pas la prévention: sensibiliser
élèves, parents et enseignants. «C'est
très important de ne pas seulement renforcer l'appareil
répressif», explique Albert Studer. Côté
judiciaire, il suggère d'accélérer le
suivi des délits. But recherché: si la punition
est plus proche du délit, elle prend plus de sens.
La mise en place d'un organe de médiation pénale
et le développement de la communication et la collaboration
interservices et interdisciplinaire sont les deux dernières
mesures prévues.à
l'horizon 2005-06
Tous les groupes ont relevé la nécessité
de telles mesures. Le Parti socialiste a toutefois émis
un doute concernant les moyens disponibles pour la mise en
pratique de ces mesures. «Nous sommes conscients qu'il
y a un problème, mais nous devons absolument avoir
les moyens pour mettre en place des solutions valables»,
ajoute Claude Grandjean. Ce dernier prévoit la réalisation
de ces propositions à l'horizon 2005-06.
«Si aucune suite ne devait être donnée
à ces mesures, je vous invite à déposer
des motions, de manière à faire appliquer ce
rapport», lance Dominique Virdis Yerly, qui s'est dite
satisfaite des choix du Conseil d'Etat. SB
5 mai 2004, Regions, La Liberté
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