Dernière mise à jour : 18/03/01

 

Le courage de dénoncer

pas seulement les abus sexuels, mais aussi les dysfonctionnement des lois quant aux droits familiaux.

 

CERTIFICATS MÉDICAUX

SOS Papa encourage les pères à déposer plainte. "La justice française ne reconnaît pas la parole de l'enfant, pourquoi?", s'interroge, entre autres, le collectif français Parents-Protecteurs.

Manifestement, la parole des médecins n'a pas davantage de poids. Ils sont une centaine à ce jour - pédiatres, pédopsychiatres, médecins généralistes, gynécologues, médecins légistes - à avoir étés poursuivis par le conseil de l'Ordre des médecins pour avoir signalé à la justice des situations d'enfants qu'ils estimaient victimes d'abus sexuels et rédigé des certificats faisant état d'agressions sexuelles présumées sur des enfants. Cela ne laisse pas d'étonner au moment où les chaînes françaises diffusent à tour de bras des spots (électoralistes?) demandant solennellement à chaque citoyen de faire son devoir en signalant les cas de maltraitance. Parmi ces médecins traînés dans la boue, la pédopsychiatre Catherine Bonnet a appris hier avec soulagement que le Conseil national annulait les deux interdictions de pratique qui lui pendaient encore au nez.

Le docteur Bonnet impute cette pluie de plaintes à l'association SOS Papa qui, parmi d'autres "conseils pratiques aux pères divorcés", leur a donné en 1997 celui de porter plainte au cas où ils se sentiraient lésés par un certificat médical, en leur indiquant la marche à suivre.

"Il y a un puissant contre-courant en France, étayé par des auteurs comme Bernard Fillaire, qui dénonce la douleur des pères et met en garde la société contre des mères hystériques qui utilisent le soupçon d'inceste comme arme dans le divorce. Ce courant est très utile pour protéger des notables et pour masquer l'existence des réseaux pédophiles."

Jo. F.