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CERTIFICATS
MÉDICAUX
SOS
Papa encourage les pères à déposer plainte. "La justice
française ne reconnaît pas la parole de l'enfant, pourquoi?",
s'interroge, entre autres, le collectif français Parents-Protecteurs.
Manifestement,
la parole des médecins n'a pas davantage de poids. Ils
sont une centaine à ce jour - pédiatres, pédopsychiatres,
médecins généralistes, gynécologues, médecins légistes
- à avoir étés poursuivis par le conseil de l'Ordre
des médecins pour avoir signalé à la justice des situations
d'enfants qu'ils estimaient victimes d'abus sexuels
et rédigé des certificats faisant état d'agressions
sexuelles présumées sur des enfants. Cela ne laisse
pas d'étonner au moment où les chaînes françaises diffusent
à tour de bras des spots (électoralistes?) demandant
solennellement à chaque citoyen de faire son devoir
en signalant les cas de maltraitance. Parmi ces médecins
traînés dans la boue, la pédopsychiatre Catherine
Bonnet a appris hier avec soulagement que le Conseil
national annulait les deux interdictions de pratique
qui lui pendaient encore au nez.
Le
docteur Bonnet impute cette pluie de plaintes à l'association
SOS Papa qui, parmi d'autres "conseils pratiques aux
pères divorcés", leur a donné en 1997 celui de porter
plainte au cas où ils se sentiraient lésés par un certificat
médical, en leur indiquant la marche à suivre.
"Il y a un puissant contre-courant en France, étayé
par des auteurs comme Bernard Fillaire, qui dénonce
la douleur des pères et met en garde la société contre
des mères hystériques qui utilisent le soupçon d'inceste
comme arme dans le divorce. Ce courant est très utile
pour protéger des notables et pour masquer l'existence
des réseaux pédophiles."
Jo.
F.
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