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Crimes
· Après quatre ans d'essai, l'utilisation des
profils ADN par la police a fait ses preuves.
La loi fédérale sur l'utilisation des profils
ADN dans les procédures pénales et pour l'identification
de personnes inconnues ou disparues entrera en vigueur au
1er janvier prochain. La banque de données exploitée
à titre expérimental depuis quatre ans a fait
ses preuves, estime le Conseil fédéral.
Depuis juillet
2000, elle a en effet permis d'établir quelque 6400
correspondances entre des traces et des personnes, a précisé
hier le Département fédéral de justice
et police. Les profils ADN sont devenus un moyen de preuve
décisif et indispensable dans les enquêtes de
police.
La loi fédérale, approuvée en juin 2003
par les Chambres fédérales, règle de
manière stricte l'utilisation des profils ADN par la
police. Les empreintes génétiques sont effacées
de la banque de données gérée par l'Office
fédéral de police (fedpol) dès que la
personne en cause est innocentée, acquittée
ou décédée. En cas de condamnation avec
sursis, les empreintes génétiques sont effacées
cinq ans après l'échéance du délai
d'épreuve. Aucun profil n'est conservé plus
de 30 ans dans la banque de données, sauf en cas de
condamnation ferme. Dans ce cas, le profil n'est effacé
que vingt ans après la sortie de prison.
demandez votre profil...
Dans le cadre d'une
enquête pénale, le profil est établi à
partir de séquences non codantes de l'ADN, c'est-à-dire
qui ne contiennent aucune information sur la substance génétique,
ni sur la couleur des yeux, des cheveux ou de la peau des
personnes concernées. Pour des raisons de sécurité,
les données relatives aux personnes sont par ailleurs
enregistrées séparément des profils.
Les personnes dont l'ADN est fiché doivent en être
informées. Tout le monde a en outre le droit de demander
à fedpol si un profil est enregistré sous son
nom dans la banque de données. AP
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