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Une nouvelle loi fédérale permettra l'établissement
d'une banque de données dont le contrôle ne s'annonce
pas évident. Mise sur pied dans le cadre d'un projet
pilote en juillet 2000, la banque contenait fin novembre dernier
environ 60 000 profils ADN et avait permis d'établir
6600 concordances. Un chiffre élevé, estime
le porte-parole de l'Office fédéral de la police
(fedpol.ch) Guido Balmer.
Les profils permettent d'identifier de manière fiable
des auteurs de délits, mais aussi de mettre hors de
cause des innocents.
Contrairement au vœu des préposés cantonaux
à la protection des données, la loi sur les
profils d'ADN ne contient pas de catalogue des infractions
pouvant justifier un prélèvement d'ADN. Selon
une étude publiée en 2001 par la criminologue
Henriette Haas sur la violence parmi les jeunes hommes suisses,
beaucoup d'auteurs de viols ou violences graves ne sont pas
connus des services de police en tant que tels. Mais deux
sur trois ont déjà été interpellés
pour d'autres délits, souvent plus banals. Limiter
l'usage des profils ADN aux délits graves serait donc
peu efficace.
Sans catalogue de délits, les choses sont toutefois
plus floues, déplore Daniel Menna, porte-parole du
préposé fédéral à la protection
des données. Un suspect peut refuser l'établissement
d'un profil ADN, mais en particulier pour des petits délits,
il est probable qu'il hésitera à prendre un
avocat pour faire opposition, ce qui obligerait un juge à
trancher, estime-t-il.
Source
: ATS 29.12.2004
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