Un système unique en Europe d'utilisation des satellites
pour surveiller les délinquants, notamment
les pédophiles, a été lancé hier,
en Grande-Bretagne, dans trois zones tests, dont la ville
de Manchester (nord-ouest), par le ministère de l'Intérieur.
Si seuls 120 prisonniers
seront au début soumis à ce système de
bracelet électronique d'un nouveau genre,
« plusieurs milliers de délinquants pourraient
à terme en être équipés »,
a plaidé hier, à la BBC radio, le secrétaire
d'Etat britannique aux prisons Paul Goggins, sans s'aventurer
à donner de chiffres plus précis.
Ce système
viserait notamment les délinquants sexuels et les pédophiles
à leur sortie de prison, ainsi que les auteurs de violence
domestique, a-t-il précisé. Ce procédé
de surveillance par satellite, qualifié de «
prison sans barreau » par le ministre de l'Intérieur
David Blunkett, associe un émetteur fixé à
la cheville à une sorte de téléphone
portable. Les deux devraient en permanence être portés
par les personnes visées.
L'alarme
se déclenche
Une alarme serait
activée, au niveau d'un centre de surveillance, au
cas où l'un de ces deux éléments serait
enlevé.
Cette technique
est censée, via un système de positionnement
par GPS, indiquer en permanence la position de chaque personne
« équipée », à 2 mètres
près.
De même,
une alarme pourrait être déclenchée au
cas où un délinquant particulier s'approcherait
d'un endroit spécifique. Une école ou un espace
de jeux pour enfants par exemple dans le cas d'un pédophile.
Ou encore le domicile conjugal pour un homme condamné
pour violence conjugale.
Ce procédé
permettrait également de savoir si une personne condamnée
pour cambriolage était proche du lieu d'un autre «
casse ».
Ex: http://www.paris-normandie.fr/france/000000384.html
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