Dernière mise à jour : 11/02/2004

Fanny brutalement enlevée devant chez elle

Fanny a neuf ans et demi. En fin d'après-midi, pratiquement devant chez elle, elle a été brutalement enlevée par un homme qui, en un éclair, sous les yeux de voisins, l'a jetée dans le coffre de sa voiture avant de prendre la fuite sur les chapeaux de roues.

Ils voyaient la petite Fanny en train de jouer au pied d'un réverbère. Ils n'ont apparemment pas prêté attention à la 405 grise qui est arrivée discrètement, s'est engagée dans l'impasse qui mène à la maison de la famille Lafond. Ce n'est que lorsqu'ils ont vu, raconte un voisin, un homme d'allure plutôt jeune sortir de la voiture, se diriger vers la fillette, la bâillonner de sa main pour l'empêcher de crier, la saisir à bras-le-corps et la jeter dans le coffre de l'auto qu'ils ont percuté. Quelques instants, trop vite. Ils n'ont pu que voir la voiture effectuer une courte marche arrière, disparaître hors du quartier. Il était 17h30.

ils étaient sous le choc, comme les parents de la fillette. «On ne comprend pas. On ne s'attend pas à cela devant chez nous. Si ça se trouve, c'est quelqu'un du coin» , s'inquiétait l'un d'eux.

(...) «Il s'agit d'une famille tranquille, ordinaire, qui vit sans faire de bruit, totalement normalement."

http://www.charentelibre.com

Note de FREDI:

Il y a quelques temps, un article de presse relevait la difficulté, en Europe occidentale, d'enlever un enfant, à cause de la prévention faite depuis la plus tendre enfance, en famille et à l'école.

Comme les voleurs qui opèrent avec un culot phénoménal, de jour et aux yeux de tout le monde, vêtus d'uniformes d'employés d'entreprises, les criminels sur enfants passent à la vitesse supérieure: Ils enlèvent les enfants en quelques secondes, par la violence.

Il ne faut surtout pas penser qu'une "famille ordinaire, tranquile et sans histoire" est à l'abri d'un tel drame: Au contraire: A voir le zèle que mettent certaines Autorités de différents pays à rechercher les enfants signalés disparus, on pourrait penser que la criminalité organisée s'attaque aux petites gens, moins aptes à se défendre et à exiger que l'on entreprenne tout pour retrouver leurs enfants.

Les enfants des gens riches sont rarement volés et, s'ils le sont, c'est souvent pour réclamer une rançon aux parents.

Depuis le temps que les organisations qui s'activent dans le domaine des disparitions de mineurs d'âge proposent des mesures sécuritaires pour les enfants et s'entendent répondre, dans bien des pays, qu'il n'existe pas de statistiques des disparitions de mineurs. Celles des voitures volées existent pourtant bel et bien !.

Très souvent, on cache des tentatives d'enlèvement - il y en aurait eu 51 en Suisse occidentale ces toutes dernières années- pour ne pas créer une psychose. La psychose s'instale malgré tout, en compèagnie de la révolte , parce que les Autorités ne veulent pas croire aux alarmes lancées par les organisations, plutôt bien renseignées sur les réseaux de pédocriminalité, et qui réclament des plans de protection de nos enfants ainsi que des campagnes d'information du public.

Pas étonnant que le citoyen, désabusé, écoeuré devant la nonchalence étatique vote des mesures extrêmes, venant des "tripes", comme l'internement à vie des délinquants sexuels jugés dangereux et non amendables.

En attendant que l'Etat se réveille,

vous, parents,

  • organisez-vous par quartiers et assurez une surveillance des places de jeux,
  • faites adopter par votre commune l'initiative "Pédibus" (Rammasage scolaire à pied, sous l'oeil vigilant de quelques adultes, de sorte qu'aucun enfant ne se déplace seul versson école.)
  • Réveillez votre sens citoyen et considérez les enfants de vos voisins comme les vôtres: Ayez un oeil ouvert sur leur environnement.
  • Informez-vous sur la situation actuelle des enfants face aux lois du commerce et face à la globalisation de la pédocriminalité: éduquez vos enfants avec quelques principes de base, comme:
  • Je ne me déplace jamais seul(e)
  • Si une personne m'accoste et tente de me saisir, je me dégage de toutes mes forces et je hurle (mes cris mettent souvent l'agresseur en fuite). Cependant, je dois m'exercer à hurler, chacun n'est pas capable de le faire spontanément en cas de danger!
  • Si l'agresseur (homme ou femme!!!) est en voiture, j'essaie d'en retenir le N° d'immatriculation et la couleur de la voiture
  • J'en parle à mon maître /ma maîtresse dès mon arrivée à l'école, de même que j'en parle à la maison dès mon retour. Avertis, les adultes auront l'obligation d'être plus vigilants.
 

Il faut agir et non se contenter de réagir !