Dernière mise à jour : 15/03/2003

 

Cela peut arriver même dans un village tranquille !

 

Brunstatt est sous le choc après la mort de Sophia, de Brunstatt (Bas-Rhin)

Un enfant de 4 ans s'arrête devant la grille de l'école Jacques-Prévert au coeur du village alsacien de Brunstatt : « Pourquoi la maîtresse elle a mis tous ces dessins ? » Sa grand-mère ne sait trop quoi répondre. Les dessins, les mots griffonnés en couleurs et les bouquets sont autant d'hommages à Sophia, cette fillette tuée dans des circonstances mystérieuses et dont le corps a été découvert mardi matin, le lendemain de sa disparition, dans un ruisseau à l'écart du village. « C'est malheureux. Comment expliquer cela à nos enfants ? » soupire la grand-mère.

Recommandation de FREDI:

Rien ne sert de cacher la vérité, même aux tout jeunes enfants: Ils l'apprendront du dehors, parfois plus brutalement. Expliquez, avec des mots simples ce qui est arrivé et faites comprendre à votre enfant pourquoi vous exigez de lui qu'il ne s'éloigne pas et qu'il soit ponctuel.La psychose naît de la méconnaissance d'un fait auquel on est brutalement confronté...

 

Il est 11 h 45, et jamais autant de parents ne sont venus chercher leurs enfants à la sortie des classes. « Depuis que l'on sait que Sophia a été assassinée, on préfère être là. On ne peut s'empêcher de penser que le criminel rôde peut-être encore dans le secteur », dit une maman dont la fille rentre habituellement seule pour déjeuner.

Recomandation de FREDI:

En ces temps très troublés, si vous ne pouvez conduire et rechercher vos enfants vous-même, arrangez-vous avec une voisine responsable. La solidarité est aussi une mesure de prévention!

Pour les plus grands, vous leur apprendrez à ne se déplacer qu'en groupes et le dernier accompagnateur qui devrait se retrouver seul sur le chemin de l'école doit pouvoir s'assurer de la bienveillante surveillance d'un adulte.

 

Hier, Tania Parnisari, la maman de la victime, a quitté l'appartement qu'elle occupait dans une maison de ville.
(...)Dans la région, il est un homme qui partage la même souffrance. Raymond Abid, travailleur frontalier, est le père de Sophia. Séparé d'avec Tania, il avait obtenu un droit de visite. Selon ses dires, il n'avait plus de nouvelles de ses enfants depuis un an, ignorant leur emménagement soudain à Brunstatt. Coïncidence tragique, Raymond a retrouvé leur trace en apprenant le décès de sa fille.

 

Lundi dernier, Sophia est rentrée de l'école à 16 heures, puis sa mère l'a autorisée à rejoindre Michael à l'aire de jeux, située rue des Capucins, à 500 mètres. Le trajet n'a rien d'un coupe-gorge. « La gamine a dû croiser un détraqué. C'est peut-être quelqu'un d'ici », avance une habitante, glacée d'effroi.

Le corps de la petite fille sera retrouvé à l'opposé du square, abandonné dans le Bachmatten comme pour simuler une noyade. Mais on sait depuis que l'enfant a été tuée, victime d'une « asphyxie légère », étouffée ou étranglée. A-t-elle été enlevée sur le chemin de l'aire de jeux ? L'a-t-on étouffée pour l'empêcher de hurler ? Cette enfant, décrite comme sage et très timide, n'aurait pas subi de violences sexuelles. Le souvenir de la petite Anaïs, assassinée en rentrant de l'école il y a quelques années à Mulhouse, refait surface. Ce crime n'a jamais été élucidé.

Quant au rôdeur, qui a importuné deux écoliers le 7 mars à Brunstatt, il reste lui aussi introuvable.

Geoffroy Tomasovitch ENVOYÉ SPÉCIAL Le Parisien , samedi 15 mars 2003

http://www.leparisien.com/home/info/permanent/article.htm?themeid=515&articleid=195920687
 

 

Note de FREDI:

Parents, référez-vous à nos rubriques de prévention, pages http://www.fredi.org/francais/conseilfr.htm et suivantes; éduquez vos enfants à la prudence et...consacrez-leur du temps pour les écouter, les accompagner dans leur vie.