"Un
notable qui préfère les hommes, un ministre
qui va voir des putes adultes, cela n'étonne
plus personne aujourd'hui. Pour faire "tomber"
quelqu'un, il ne reste qu'un tabou : le viol d'enfant".
Carine
Hutsebaut a traité dans dans son cabinet de
psychothérapie en Belgique de nombreuses victimes
de réseaux de prostitution enfantine. Certaines
lui en ont expliqué les sinistres mécanismes.
Comme cette jeune fille, abusée et initiée
dès l'âge de 2 ans par sa grand-mère
qui lui enseignait l'art de la fellation en lui donnant
à sucer des bouteilles de limonade, pour en
faire bientôt une parfaite petite pute. L'enfant
prostitué est plus qu'une marchandise de prix
et un jouet pour ces pervers superorganisés
: il représente le piège absolu. A lui
de séduire la personne que le réseau
entend faire chanter. S'il echoue, il est puni, voire
abattu, témoignent les survivants. Mais piéger
qui ? "Toute personne utile" dit Carine
Hutsebaut.
Admettons
que vous travailliez dans une entreprise de télécommunications
et que le réseau ait besoin de quelqu'un qui
puisse mettre les gens sous écoute. Ils vont
commencer par vous profiler vos activités,
votre vie privée, etc. Lorsqu'ils sauront parfaitement
qui vous êtes, un membre du réseau vous
rencontrera à votre club de fitness ou dans
votre bistrot préféré, vous discuterez,
vous serez charmé par cette personne qui vous
comprend et vous valorise. "Elle poursuit : "
Le moment venu, votre "ami " vous invitera
à des soirées privées, où
vous, simple employé, serez amené à
rencontrer des gens importants. Là on boit,
on prend de la cocaïne, il y a de l'ambiance,
tout ce qu'il faut pour lever vos inhibitions. Un
jour, on a une surprise pour vous, on vous amène
devant une porte. On vous encourage. Vous entrez.
Il y a là un enfant de 5 ans. Un enfant qui
sait que la chambre est truffée de caméras,
qu'il doit se taire et vous séduire. Vous refusez
? L'enfant vous rassure : "j'aime ça ".
Vous ne pouvez pas ? Il supplie: "Laissez-moi
au moins vous sucer, sinon on me fera du mal."
Vous êtes cuit !
Jo.
F.