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(...) 2 603 gamins
ont été victimes de violences physiques dans
leur environnement extérieur ou familial. 20 parmi
eux ont été assassinés après avoir
subi des sévices sexuels. 53 mineurs ont, par ailleurs,
été victimes d’inceste commis par des
membres de leur famille.
133 bambins ont été kidnappés
durant la même période. Inquiétants,
ces chiffres ne représentent malheureusement pas la
situation réelle de l’enfance en Algérie.
Car cette réalité peut laisser penser
au double ou au triple du chiffre de ces statistiques.
« Ce sont uniquement des chiffres enregistrés
au niveau de la police judiciaire ; alors, imaginez toutes
ces personnes qui n’osent pas, pour une raison ou pour
une autre, dénoncer leurs agresseurs », a souligné,
hier, Mme Kheira Messaouda, lors de son intervention devant
les juges pour mineurs. (...)
Victimes de leurs
agresseurs et victimes de leur environnement qui ne se rend
pas compte de toutes ces souffrances. Sans aucune prise en
charge ni suivi psychologique, les victimes réagissent
chacune à sa façon. Si certaines se referment
sur leur personne et s’égarent au milieu de la
société, d’autres développent des
réactions agressives et délinquantes pour se
protéger des adultes.
Les chiffres, dans ce sens, sont aussi effrayants. En 2004,
les services de police ont enregistré 9 964 infractions
commises par des mineurs, dont 3 586 actes commis par des
enfants dont l’âge se situe entre 13 et 16 ans.
Les juges pour mineurs statuant sur ces affaires ont noté
que 1 251 mineurs ont été mis en détention
provisoire, 7 671 mis en liberté provisoire et 733
enfants ont été orientés vers des établissements
spécialisés.
ALGERIE-DZ.COM
(20 avril 2005)
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