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Trafic
de bébés en Ile-de-France
NOUVELOBS.COM
| 23.07.04 | 13:11 http://permanent.nouvelobs.com/societe/20040723.OBS3292.html
Un réseau
de vendeurs de bébés a été démantelé
en Seine-Saint-Denis, révèle Le Parisien. Une
dizaine de personnes interpellées.
Q uatre
personnes ont été déférées
vendredi matin 23 juillet au parquet de Bobigny (Seine-Saint-Denis)
dans le cadre d'une affaire de revente présumée
de bébés et après plusieurs autres déferrements
survenus jeudi dans cette même affaire, a-t-on appris
vendredi de source judiciaire.
Les quatre personnes déférées - un couple
de parents, un intermédiaire et une jeune maman - ont
été présentées à un juge
en vue de leur mise en examen dans la journée pour
des motifs non communiqués, a-t-on ajouté de
source judiciaire.
Selon le Parisien qui révèle l'affaire dans
son édition de vendredi, une partie des membres d'un
réseau de vendeurs d'enfants ont été
déférés jeudi au parquet de Bobigny.
Au total, selon le quotidien, huit hommes et femmes âgés
de 25 à 35 ans sont soupçonnés d'avoir
vendu ou acheté au moins deux bébés bulgares
qui ont vu le jour à l'hôpital Robert-Debré
à Paris. Plusieurs des personnes arrêtées
dans le cadre de cette enquête ont été
relâchées, a-t-on néanmoins indiqué
de source proche du dossier.
L'affaire
avait démarré début juillet après
qu'une jeune femme bulgare de 25 ans eut alerté un
ami policier de son pays sur l'enlèvement de son bébé,
alertant ensuite l'Office central de la répression
de la traite d'êtres humains (Ocreth).
Milieu
bulgare
La revente
des bébés - pour une somme comprise entre 5.000
et 6.000 euros selon le sexe - s'effectuait dans le milieu
bulgare dont beaucoup de ressortissants vivent dans des squats,
dans des conditions difficiles, a-t-on ajouté de source
proche du dossier.
Parmi les personnes interpellées figureraient les deux
têtes du réseau. Il s'agirait, selon le quotidien,
d'un homme de 35 ans et d'une femme de 30 ans, d'origine bulgare.
Cette dernière est soupçonnée d'avoir
prospecté et trouvé des femmes sur le point
d'accoucher.
Lors de leur garde à vue, deux couples d'acheteurs
auraient expliqué avoir eu recours à ce moyen
pour adopter un bébé car ils ne pouvaient pas
avoir d'enfants.
Dans un communiqué, l'hôpital Robert Debré,
"qui fait partie du service public de santé où
toute femme est libre de venir accoucher", a tenu à
préciser qu'il n'y avait "aucun lien entre le
trafic d'enfants qui vient d'être démantelé
par la police et l'hôpital".
Concernant le deuxième bébé supposé
avoir été vendu dans le cadre de ce trafic,
l'hôpital précise que le nouveau-né a
été placé sous Ordonnance provisoire
de placement (OPP) le 20 juillet, jour où sa mère
était interpellée par l'Ocreth.
Les
trafiquants revendaient les bébés à leur
naissance
http://www.leparisien.com/home/info/faitsdivers/article.htm?articleid=241090506
Un réseau
de vendeurs de bébés a été démantelé
en Seine-Saint-Denis. Les trafiquants faisaient accoucher
à Paris des femmes bulgares dont les nouveau-nés
étaient revendus à des couples complices. Une
dizaine de personnes ont été interpellées.
UNE PARTIE
des membres d'un réseau de vendeurs d'enfants, ainsi
que des bénéficiaires de ce trafic inédit
en France, ont été déférés
hier midi au parquet de Bobigny (Seine-Saint-Denis). D'autres
personnes le seront ce matin. Au total huit hommes et femmes,
âgés de 25 à 35 ans, sont soupçonnés
d'avoir vendu ou acheté au moins deux bébés
bulgares qui ont vu le jour à l'hôpital Robert-Debré
à Paris (XIX e ).
L'affaire commence début juillet lorsqu'une jeune femme
bulgare de 25 ans, installée dans une commune de Seine-Saint-Denis,
téléphone à un ami policier dans son
pays. Elle lui raconte que son bébé a été
enlevé, il y a deux mois, par une bande de trafiquants.
Le fonctionnaire des Balkans prévient la police française
et c'est l'Office central de la répression de la traite
des êtres humains (Ocreth) qui se met immédiatement
à l'oeuvre sur cette affaire de kidnapping. La jeune
Bulgare est entendue dans leurs locaux de Nanterre (Hauts-de-Seine).
5
000 € pour une fille 6 000 € pour un garçon
Elle affirme que, peu avant son accouchement, une femme de
son entourage lui avait proposé d'acheter son bébé.
Une offre qu'elle aurait refusée. La jeune mère
raconte que, quelques jours après avoir accouché
à l'hôpital Robert-Debré, lors d'une promenade
en province, ces mêmes connaissances du milieu bulgare
s'étaient enfuies en voiture avec son enfant, alors
qu'elle était sortie du véhicule pour acheter
des cigarettes. Les enquêteurs émettent de sérieux
doutes sur la sincérité de la victime. Plus
qu'un véritable enlèvement, ils pensent plutôt
à une transaction qui aurait mal tourné. «
L'élément le plus étrange est que la
jeune femme ait attendu deux mois avant d'alerter la police
», commente un fonctionnaire de police. Les enquêteurs
se rendent aux services de l'état civil de la mairie
du XIX e . Ils découvrent que le bébé
y a été reconnu par un homme d'origine portugaise
qui s'est présenté avec la mère. Un peu
plus tard, il a déclaré que la maman avait abandonné
le nourrisson pour rentrer en Bulgarie. Il a alors demandé
une allocation destinée à subvenir aux besoins
d'un père esseulé. Le Portugais est retrouvé.
Marié, il vit à Montreuil avec femme et enfants.
Les policiers remarquent que le bébé est là
mais décident de poursuivre l'enquête sans attirer
l'attention. De surveillances en filatures, ils découvrent
que, dans un squat du Blanc-Mesnil, une autre fille bulgare
est sur le point d'accoucher. Les écoutes téléphoniques
permettent d'intercepter des conversations entre les marchands
d'enfants, la mère et des acheteurs. Les trafiquants
vendent le bébé 5 000 € si c'est une fille
et 6 000 € pour un garçon. Samedi dernier, la
jeune femme se rend à l'hôpital Robert-Debré
et met au monde une petite fille. Le nourrisson est destiné
à un couple, originaire de la communauté des
gens du voyage, installé dans un camp à Chartres
(Eure-et-Loir). Mardi, alors que la mère, le couple
d'acheteurs et les intermédiaires sortent de l'hôpital,
ils sont arrêtés en flagrant délit et
placés en garde à vue. Dans la foulée,
les policiers appréhendent tout le réseau. Au
total, dix personnes sont placées en garde à
vue dans les locaux de l'Ocreth où elles sont majoritairement
passées aux aveux.
Les
acheteurs ne pouvaient pas avoir d'enfant
Parmi celles-ci, se trouvent les deux têtes de réseau.
Il s'agit d'un homme de 35 ans et d'une femme de 30 ans, d'origine
bulgare. Les policiers soupçonnent la trentenaire d'avoir
prospecté et trouvé des femmes sur le point
d'accoucher en Bulgarie. Lors de leur garde à vue,
les deux couples d'acheteurs ont expliqué que, ne pouvant
pas avoir d'enfants, ils avaient eu recours à ce moyen
pour adopter un bébé. Les deux mères
ont elles aussi été arrêtées et
seront poursuivies. Aucun des huit suspects n'a d'antécédents
judiciaires, excepté une vieille escroquerie pour l'un
d'eux. Les enquêteurs pensent que le réseau n'en
était pas à son coup d'essai et que la procédure,
bien huilée, avait déjà fonctionné
des dizaines de fois.
Julien
Constant
Le
Parisien, vendredi 23 juillet 2004
Madagascar
:
Un trafic d’enfants organisé http://www.clicanoo.com/articles/article.asp?id=81954
- septembre
2001 : naissance de Nory à Tanambazaha. Sa mère
décède lors de l’accouchement, son père
signe un consentement à l’adoption. L’enfant
est confiée au centre Nomena d’Amadea.
- 5 novembre 2003 : le tribunal civil de Tamatave confie la
garde de l’enfant au couple Liegard, domicilié
en métropole, qui devient sa famille adoptive.
- novembre : manipulé, le père biologique revient
subitement sur sa décision et souhaite récupérer
l’enfant mais il est trop tard : le jugement d’adoption
a déjà été prononcé.
- 6 février 2004 : le couple franco-malgache Andriamiseza-Chalard
kidnappe l’enfant dans le centre à l’aide
d’une fausse ordonnance de garde. Fabienne Chalard demande
un visa pour emmener Nory à la Réunion prétextant
des soins urgents.
- 12 février : le tribunal, alerté de l’enlèvement,
demande le retour de l’enfant.
- 1er mars : la demande de visa pour sortir l’enfant
du territoire malgache est refusée. L’enfant
est retrouvée. Un examen médical atteste de
sa bonne santé.
- 13 mars : Nory gagne la métropole rejoindre sa famille
d’adoption.
- 6 avril : une autre affaire éclate. Onze bébés
sont découverts lors d’une perquisition dans
une propriété du quartier huppé de Mahazoarivo
à Tananarive. La police malgache met au jour un réseau
dans lequel les enfants étaient achetés à
des mères en difficultés et enceintes. Après
l’accouchement, les identités des enfants étaient
modifiées puis de fausses mères les déclaraient
pour obtenir en toute légalité un document officiel.
Les enfants pouvaient alors entrer dans le “circuit”
de l’adoption illégale.
- 26 avril : trois bébés destinés illégalement
à l’adoption internationale sont découverts
au domicile d’une assistance sociale du centre Ketsa,
dans la banlieue de Tananarive.
- 27 avril : le couple Andriamiseza-Chalard, protégé
par des éléments de la justice malgache, ne
se présente pas au procès Nory, qui est reporté
au 18 mai.
- 30 avril : un réseau est démantelé
à Ankadikely. Sept personnes, travaillant dans le centre
Ketsa, sont placés sous mandat de dépôt,
soupçonnés d’organiser un trafic illégal
d’enfants en vue d’une adoption à l’étranger.
- 18 mai : une grève des magistrats repousse le procès
de l’affaire Nory au 12 juin.
- 12 juin : le couple franco-malgache est toujours absent
à l’audience du tribunal. Le procès est
reporté au 6 juillet.
- 1er juillet : le centre Nomena est incendié.
- 6 juillet : le couple Andriamiseza-Chalard est une nouvelle
fois appelé à se présenter devant le
tribunal pour s’expliquer de l’enlèvement
de Nory.
Trafic
d’enfants à Madagascar
http://www.clicanoo.com/articles/article.asp?id=76274
ARTICLE
DU 16/04/04
Faits-divers
La police
malgache a opéré la semaine dernière
un vaste coup de filet dans le milieu des adoptions d’enfants
à Tananarive. Un milieu si trouble que le terme “trafic”
paraît d’ailleurs plus approprié. Onze
nourrissons, promis à l’adoption grâce
à de vrais-faux documents, ont été découverts
dans une maison de la capitale et le réseau qui organisait
le trafic
a été démantelé. Un centre agréé
par l’État malgache et de hauts fonctionnaires
pourraient être impliqués dans cette affaire.
Lire aussi :
• “De hautes personnalités impliquées”
• Les zones d’ombre de l’affaire Nory
• L’association Amadea : “On ne lâchera
pas le morceau”
• Trafic d’enfants à Madagascar
•
De nombreux documents à fournir
Adopter légalement un enfant à l’étranger
n’est jamais facile. Voici la liste des documents à
fournir aux autorités malgaches pour engager une procédure.
Chacun d’entre eux doit être présenté
en cinq exemplaires :
- Agrément d’adoption, enquête sociale,
rapport psychologique, acte de naissance des parents, acte
de mariage ou certificat de célibat, copie du livret
de famille si mariés, certificat de nationalité
française des parents, certificat médical, extrait
des casiers judiciaires des parents, certificats de moralité
délivré par le(s) employeur(s) des parents,
certificat de bonne vie et mœurs des parents délivré
par la mairie, lettre de recommandation établie par
une autorité religieuse, attestation d’emploi
pour chacun des candidats, bulletins de salaire des trois
derniers mois des parents, déclaration de revenus de
l’année précédente, engagement
sur l’honneur des candidats à accueillir l’enfant
après avoir eu connaissance du rapport social et du
dossier médical de l’enfant (documents fourni
par l’orphelinat), lettre s’engageant à
effectuer le suivi de l’enfant et à établir
un rapport jusqu’à sa majorité, engagement
sur l’honneur des candidats à transmettre un
rapport de suivi de l’enfant, déclaration de
la somme versée (document à faire signe par
l’orphelinat).
- Pour l’enfant, la partie malgache présente
: un consentement à l’adoption judiciaire des
parents biologiques, rapport social, un rapport médical,
une ordonnance de garde provisoire et une copie de l’acte
d’état civil.
En
Chine, un réseau de trafic d'enfants démantelé
http://www.rfi.fr/actufr/articles/055/revue_29277.asp
C'est le China
Daily qui rapporte l'affaire. 95 personnes ont été
arrêtées par la police dans la région
autonome de Mongolie intérieur. Depuis 3 ans, ils achetaient
des bébés âgés de moins de 5 jours
dans les cliniques et les hôpitaux locaux. Ils les revendaient
ensuite à des complices dans d'autres provinces chinoises.
Selon le China Daily au moins 76 enfants auraient ainsi été
victimes de ce trafic, les trafiquants profitant du dénuement
des parents, souvent des travailleurs migrants ou des mères
célibataires, pour les convaincre de se séparer
de leur bébé.
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