"Au total, 19 personnes ont été
arrêtées, notamment un ancien policier,
un autre policier en activité qui est suspendu
de ses fonctions, un employé du système pénitentiaire,
des enseignants, un pasteur et un employé
municipal", a déclaré un porte-parole de
la police du Kent.
http://www.investigateur.info/mainmenu.html
Note de FREDI:
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Toutes ces affaires qui éclatent
-Dutroux et consorts, probablement liée à la
disparition d'Hanim Mazibas,en Belgique, Outreau, Yonne (Emile
Louis et le "suicide" du gendarme Jambert), Allègre,
en France, le désastre annoncé concernant l'augmentation
de la vente d'enfants à l'occasion des JO d'Athènes,
cet été 2004, les grandes rafles de petits poissons
consommant de la pornographie utilisant des enfants et, parmi
eux, beaucoup d'enseignants, quelques baby-sitters et...combien
de parents? toutes ces affaires, disais-je, ébranlent
sérieusement la confiance que l'on peut placer en ceux
qui sont censés protéger nos enfants et remettent
sans cesse en question les mesures de prévention que
nous aimerions faire passer:
Vous croyez vos enfants en sécurité
à l'école ? Un/e enseignant/e malade, vicieux/se,
assouvit peut-être ses phantasmes de pédophilie
en regardant tous ces petits corps innocemment assis devant
lui/elle...pour autant qu'il/elle s'arrête aux phantasmes.
Vous encouragez vos enfants à
servir aux offices religieux ou à suivre une catéchèse:
Un curé bave en secret en revoyant les scènes
de pornographie utilisant des enfants qu'il a visionnées
la veille...
Vous envoyez vos enfants en camp de
vacances, aux groupement scouts, à une activité
sportive: des animateurs/trices, moniteurs/trices en profitent
pour se servir d'eux pour assouvir leurs pulsions d'immatures
ou de sadiques...
Vous enseignez à vos enfants
que s'ils se perdent, ils ne doivent s'adresser qu'à
des gens sûrs, comme des policiers: C'est justement
celui-là à qui ils confient leur angoisse qui
se régale de pornographie avec enfants...
Désespoir ? Perdition
de l'humanité?
Il reste un moyen, certes pas garant
de toute protection: C'est de parler de tout cela avec vos
enfants, de reconnaître que votre enfant est un être
sexué, qui cherche à découvrir son corps,
mais qui doit le découvrir sans l'intrusion des adultes,
dans son intimité.
Lui apprendre qu'il a le droit à être respecté
et qu'il peut dire NON à des paroles ou à des
gestes qui le déstabilisent, le mettent mal à
l'aise, même face à son père, sa mère,
son catéchiste, son enseignant. (Nous avons eu connaissancede
cas où l'enseignant emmenait sa classe voir des films
pornographiques ou rencontrer des individus plus que louches!)
Respecter ces principes dès
la petite enfance, c'est aider l'enfant à renforcer
sa personnalité, c'est l'aider à lui faire prendre
conscience que son avis compte et doit être entendu.
Mais il pourra le faire seulement
s'il est parfaitement conscient qu'il mérite d'être
respecté, qu'il cultive l'estime de soi, possible
à la seule condition que ses éducateurs s'arrêtent
aussi sur ses qualités et pas seulement sur ce qui
ne va pas. Dire à un enfant:"tu es nul, tu ne
feras jamais rien de ta vie" ou "je ne t'autorise
pas à faire ceci ou cela, car je sais que tu trahiras
ma confiance" c'est détruire son potentiel d'estime
de soi qu'il doit sans cesse renouveler, face aux moqueries
de ses camarades, aux maladresses, parfois involontaires,
de ses enseignants et face à notre maladresse de parents,
trop peu disposés à remettre en question ce
qui nous a été transmis par nos propres parents
ou trop étouffants par une manifestation maladroite
de notre amour.
Aimer son enfant, l'enfant qui nous
est confié, c'est lui offrir un cadre éducatif,
sécurisant, tout en admettant que cet enfant souhaite,
parfois, sortir de ce cadre. Il s'agira alors de lui rappeler
le pourquoi de ce cadre, lui apprendre progressivement à
devenir responsable de ses actes - en ne rejetant pas systématiquement
la faute sur l'autre!- et à se risquer dans sa propre
expérimentation de la vie. Nous devons savoir, nous
adultes, que nous ne pouvons pas tout empêcher dans
les mauvaises expériences de nos rejetons, mais que
nous sommes là et devons être là pour
l' accueillir, le réconforter et lui redonner confiance
en cas de coup dur.
Il est unanimement reconnu, au sein
des organisations qui travaillent sur l'abus des enfants,
qu'un enfant quia de l'estime pour lui-même et sait
qu'il a ledroit de refuser quelque chose qui lui déplaît
a beaucoup moins de risques de devenir une proie de ces criminels
vicieux ou assez lâches pour s'attaquer au maillon faible
de notre société.
La vice-présidente de la Fondaton
FREDI, parent et enseignante.