Sep 18, 2004
Dix personnes ont été arrêtées
en Suisse ces dix derniers jours dans le cadre d'un coup de
filet international contre un réseau de vente d'images
à caractère pédophile diffusées
via l'internet. Au total, 400 perquisitions ont été
effectuées dans l'ensemble du pays depuis le 6 septembre
et une grande quantité de matériel informatique
a été saisie, a fait savoir la police fédérale
dans un communiqué. Il s'agit de la plus grosse opération
policière contre ce type de délit depuis la
fin 2002.
Les personnes interpellées
sont soupçonnées de s'être procurées
du matériel de pornographie enfantine et d'en posséder.
Un grand nombre d'entre elles avaient déjà été
mêlées à d'autres affaires de ce type,
selon le communiqué, qui précise que 47
suspects exerçaient une profession en contact avec
des enfants.
Outre la
Suisse, plus de 120 pays sont concernés par cette affaire
qui fait l'objet d'une enquête aux Etats-Unis depuis
2003. Les autorités américaines ont
pris dans leur collimateur différentes entreprises
fournissant un accès, moyennant paiement par carte
de crédit, à 21 sites contenant des photos pédophiles.
La société
qui recueillait les abonnements des internautes se trouvait
au Bélarus et a été démantelée,
a indiqué Roberta Vanina, coordinatrice de la police
fédérale pour les affaires de pornographie enfantine.
Ex L'investigateur.com
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Pornographie
enfantine: 400 interpellations en Suisse
" La Police
judiciaire fédérale et les polices des cantons
ont mené une nouvelle action coup de poing contre des
personnes qui achetaient des images sur internet.
Dans cette affaire de vente de pornographie enfantine sur
internet, les enquêtes ont été initiées
aux Etats-Unis en 2003. Les autorités américaines
avaient dans leur collimateur différentes entreprises
fournissant un accès, moyennant paiement.
LES FAITS
Grand coup de filet contre la pédophilie: les polices
suisses ont mené quelque 400 perquisitions ces jours
derniers dans l’ensemble du pays. Dix personnes ont
été arrêtées sur-le-champ et une
grande quantité de matériel saisie dans le cadre
d’une nouvelle affaire internationale de pornographie
sur internet mettant en scène des enfants.
La Police judiciaire fédérale ainsi que les
polices de tous les cantons, de la ville de Berne et de celle
de Lausanne ont participé à cette opération
coup de poing. L’offensive, la deuxième en importance
après «Genesis» en automne 2002, a en fait
démarré il y a plusieurs mois. L’action
principale a toutefois été lancée le
6 septembre et a duré une quinzaine de jours, a indiqué
hier l’Office fédéral de la justice.
Au total, 400 personnes ont été interpellées.
Elles sont soupçonnées de s’être
procuré du matériel de pornographie enfantine
et d’en posséder. Un grand nombre d’entre
elles avait déjà été mêlé
à d’autres affaires du même genre. Quarante-sept
suspects exerçaient une profession en contact avec
des enfants. L’examen de leurs cas a débuté
à la mi-juin.
Outre la Suisse, plus de 120 pays sont concernés par
cette affaire de vente de pornographie enfantine sur internet.
Comme cela avait été le cas pour «Genesis»,
les enquêtes ont été initiées aux
Etats-Unis en 2003. Les autorités américaines
avaient dans leur collimateur différentes entreprises
fournissant un accès, moyennant paiement par carte
de crédit, à de nombreux sites contenant des
photos pédophiles.
Le traitement de la masse d’informations venues d’outre
Atlantique et la préparation des dossiers pour chacun
des cantons ont nécessité un travail de plusieurs
mois. Les 21 sites incriminés comportaient plus de
100 000 photos et dossiers vidéo. Après un premier
examen, les deux tiers de ce matériel ont été
classés comme relevant du droit pénal.
En mai, la Confédération et les cantons s’étaient
mis d’accord pour adopter une marche à suivre
commune. Il avait été décidé de
contrôler les clients suspectés dans le cadre
d’actions policières nationales parfaitement
coordonnées et simultanées.
Enseignants à Fribourg
Dans le canton de Fribourg, 15 cas ont été recensés.
Deux concernent des enseignants, dont un a été
placé en détention préventive. L’un
des deux enseignants habite le canton de Fribourg et travaille
dans le canton de Vaud. Lors de son interpellation, il s’est
engagé à démissionner en informant ses
supérieurs, afin d’éviter d’être
renvoyé. L’homme a tenu parole, a précisé
le juge.
L’autre enseignant, âgé de 31 ans, était
maître dans une école primaire en Gruyère.
Il a été suspendu avec effet immédiat
en juin dernier. Il a démissionné peu de temps
après. La direction de l’Instruction publique
lui a retiré son diplôme. Il pourra faire état
de sa formation auprès d’un employeur ou poursuivre
une formation, mais ne pourra plus enseigner. «Notre
but n’est pas de démolir les gens, mais de les
éloigner de l’école», a dit le secrétaire
général du Département de l’instruction
publique Michel Perriard. L’ex-enseignant est le deuxième
dans le canton à faire l’objet d’une telle
mesure de retrait de diplôme.
Dans le canton de Genève, quatre des dix-sept personnes
auditionnées ont été incarcérées.
Il y a deux ans presque jour pour jour, l’opération
«Genesis» avait conduit à la dénonciation
de près de 1000 personnes dans tout le pays, puis 500
condamnations. Les affaires les plus graves n’ont cependant
pas encore été jugées."
Source : ATS (18
septembre 2004
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