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Dernière
mise à jour : 10.07.2002 |
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La
synthèse de FREDI sur la prévention
des rapts parentaux
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Mandat
confié à FREDI à la suite du Congrès Européen de Missing Children
à Francfort, printemps 2000)
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Introduction:
Définition
Enlèvement
de l'enfant par un parent (papa, maman, mais aussi tout autre
membre de la famille, au sens large du terme), kidnapping
parental, rapt parental, voilà différents termes qui désignent
tous un éloignement de l'enfant de l'un de ses parents, la
mise à mort d'une partie du passé de l'enfant et de ses attaches
affectives.
Les Conventions
traitent l'ensemble des formes d'enlèvement d'enfants sous
la définition la plus large : l'éloignement contraint de
l'enfant de son lieu de résidence habituel.
Le statut
du couple des parents n'entre pas en ligne de compte. Mariés,
concubins, séparés, en instance ou divorcés, veufs(ves) ou
remariés.
Il faut
préciser que la grande majorité des enlèvements parentaux
se résolvent dans l'intervalle d'une semaine. Le traumatisme
de l'enlèvement subsiste, cependant, tant chez l'enfant enlevé
que chez les parents.
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Une
peccadille ou un acte très grave ?
On parle
encore volontiers, dans les médias, d'un enlèvement criminel
- enlèvement dans le but d'abuser ou de vendre ou encore de
tuer l'enfant- mais l'enlèvement parental paraît, aux yeux
de beaucoup comme non criminel, tant que l'enfant est "au
moins avec l'un de ses parents". Et pourtant, il s'agit bien
là d'un acte qui bafoue les droits de l'enfant, exposés dans
la Convention de la Haye de 1980 (aspects civils de l'enlèvement
international d'enfant) et dans la Convention européenne (
reconnaissance et exécution des décisions en matière de garde
des enfants) de 1980 également, et punissable de l'emprisonnement.
C'est aussi un acte contraire à la Convention des Droits de
l'Enfant (art. 11).
Une forte
proportion de la population ignore encore jusqu'à l'existence
de ce phénomène, qui tend à prendre des proportions toujours
plus grandes dans tous les pays, à cause de l'extrême mobilité
des personnes et des mariages binationaux qui chavirent, entre
autres. La fragilité des couples n'est plus à démontrer. L'évolution
vers le divorce avoue une croissance plus rapide que constante.
Le coefficient de croissance des séparations-divorces chez
les couples dits mixtes (de deux cultures ou religions) est
largement supérieur à celui des nationaux.
De nombreuses
recherches ont montré la gravité d'un enlèvement parental
sur l'enfant et sur le parent délaissé, privé de son enfant
et souvent maintenu dans l'ignorance où il se trouve et comment
il vit. Généralement, et depuis trop peu de temps, il est
connu sous le sigle PAS en anglais (Parental Alienation Syndrom)
ou SAP en français : Syndrome
d'Aliénation Parental.
L'enfant
va vivre une frustration affective," ne pouvant imaginer qu'un
parent qui les aime vraiment n'arrive pas à le retrouver "
(Clawar &Rivlin, p.115). Selon la littérature consacrée à
ce sujet, l'enfant peut ressentir les troubles suivants:
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Sentiment
d'insécurité
Peur d'être à nouveau enlevé ou abandonné ;
Culpabilité et honte ;
Agressivité, tolérance amoindrie ;
Confusion sur sa propre identité s'il y a eu changement de
nom ;
Conflit de loyauté entre les deux parents, surtout si l'enfant
s'est identifié avec le parent kidnappeur ;
Des problèmes tels que la dépression, l'anxiété, l'anomie,
l'énurésie, la succion du pouce ;
Une régression psychologique, un retrait, et une peur extrême
;
Manque d'intégration dans son nouveau milieu, familial ou
scolaire ;
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Et que
dire du climat de non-dits, de mensonge, de violences psychiques
ou physiques ? Il est extrêmement important de rester vigilant
sur la tendance qu'ont les couples en conflit, d'accuser leur
ex-partenaire d'abus sexuel sur l'enfant - que peut subir
l'enfant dans son nouveau milieu .Il y a même des cas d'arrangement
précipité de mariage de la pré-adolescente, pour empêcher
son retour au pays d'où elle a été enlevée. N'oublions pas
les nombreux cas de circoncision féminine (excision) ou masculine
impliquant l'appartenance à une communauté.
Le parent
resté seul, lui, doit vivre avec le refus d'informer de la
part de la famille de son partenaire parti avec l'enfant,
il doit vivre avec le laxisme des autorités qui, laissant
le temps passer, invoquent l'art.13b) de la Convention de
la Haye - l'enfant se serait habitué à son nouveau milieu,
l'y laisser est pour son bien-être, l'obliger à retourner
le perturberait plus gravement.-
Il doit vivre, déchiré entre l'espoir de revoir son enfant
et la résignation de poursuivre sans lui jusqu'à ce que, celui-ci
devenu adulte, décide de revoir son deuxième parent. En Suisse,
par exemple, les Services de police ou sociaux, les magistrats
chargés de gérer ces cas difficiles, arguent souvent que ce
sont des affaires familiales, privées. Le parent est bien
souvent seul dans sa lutte.
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Existe-t-il
des situations à risques d'enlèvement ?
Menace,
risque, danger d'enlèvement. Trois degrés d'attention !
Selon
les études menées sur ce sujet, il s'avérerait que:
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· Ce sont
surtout les pères qui enlèvent leurs enfants. Cette prépondérance
est peut-être due à la législation, dans certains pays du
moins, qui attribue unilatéralement le droit de garde à la
mère non mariée lorsqu'un couple se sépare. Cette tendance
est largement différenciée selon l'origine du parent enleveur.
Elle bascule simplement entre Amérique latine et Magreb par
exemple.
· Ce phénomène touche davantage les couple interculturels
ou dits "mixtes".
· Les mères entament d'abord une procédure judiciaire puis
enlèvent l'enfant en cas de non satisfaction des résultats
de ladite procédure, alors que les pères enlèvent, en cours
de procédure.
· L'âge du parent abducteur se situe en général dans la tranche
28-40 ans. Cependant, il n'est pas exceptionnel d'être encouragé(e)
très jeune à enlever son enfant. Des pères sur le tard (passé
50 ans) enlèvent aussi leur enfant.
· Les risques d'enlèvement augmentent si l'emploi de l'abducteur
potentiel est mis dans une situation précaire par décision
du juge attribuant le domicile conjugal à la mère (ou au père).
· L'âge de l'enfant enlevé varie de 3 à 10 ans. Cependant,
une tendance à enlever vers l'étranger des enfants plus âgés
se confirme. Des nouveau-nés ont aussi été enlevés.
· Le sexe de l'enfant ne favorise ni n'entrave la volonté
d'enlèvement. Dans certaines communautés, la maturité de l'enfant
mâle va précipiter le parent déchu de son autorité parentale
à déplacer l'enfant vers une source d'éducation exclusive.
Ce phénomène ne concerne pas que les musulmans se référant
à la Chariia.
· Les enfants sont enlevés à partir de leur domicile légal,
le plus souvent. Mais il se passe aussi à la sortie de l'école
ou dans un autre lieu que fréquenterait l'enfant.
· L'abducteur peut utiliser n'importe quel moyen de locomotion
pour accomplir son forfait.
· C'est durant les visites du week-end et les vacances scolaires
que la majorité des enlèvements ont lieu, en général durant
l'année qui suit la séparation du couple.
· L'enlèvement de l'enfant ne se réalise pas avec force ou
violence, de manière générale. On a cependant retrouvé des
enfants morts attachés à des arbres et des femmes blessées
gravement attachées dans des caves.
· L'enlèvement peut être une récidive ou alors il est précédé
de menaces de l'accomplir, · Le parent spolié se méfie de
son ex-partenaire et le soupçonne d'abus sur l'enfant,
· L'un des partenaires du couple souffre de difficultés d'intégration
à son milieu de vie commune (sociopathies),
· L'un des partenaires maintient de forts liens privilégiés
et parfois même exclusifs avec son pays d'origine,
· L'un des partenaires a une impression de non-reconnaissance.
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| Les cinq
derniers facteurs de risques énumérés ci-dessus indiquent, selon
des auteurs d'études sur ce sujet, un pronostic sinistre pour
l'enfant enlevé. |
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| Existe-t-il
des facteurs de risques majeurs dans certaines situations ou
avec certains pays ? |
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| Après avoir
rappelé que n'importe quel parent, de n'importe quel pays
peut être l'auteur d'un enlèvement d'enfant en cas de débâcle
de son couple, il est bon de rappeler ici que dans nombre
de cultures, la débâcle du couple est une atteinte à la capacité
de mener sa famille vers les objectifs communautaires (religieux
ou autres). Ce constat d'échec est alors une forme d'exclusion
pour l'ensemble de la famille du kidnappeur. |
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| L'enlèvement
(l'appropriation) de l'enfant est une réparation due à la communauté.
On peut se permettre de relever que dans les pays islamiques,
où l'enfant, né d'un mariage mixte où le père est musulman appartient,
selon la loi, à la religion islamique et au père, le risque
de voir l'enfant enlevé vers ces pays augmente en cas de discorde
au sein du couple, avec une quasi certitude de ne plus revoir
l'enfant dans le pays qu'il a quitté. |
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| Pire encore:
Si elle n'arrive pas à obtenir une conciliation avec son ex-partenaire
pour rendre visite à son enfant, la mère non islamique n'a pas
le droit de voyager dans les pays islamiques sans l'autorisation
du père de son enfant ! |
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| C'est
valable pour l'Egypte, la Jordanie, l'Arabie saoudite, l'Iran,
l'Algérie, le Koweit, la Lybie, le Maroc, la Syrie, la Tunisie,
le Yemen, Bahrain, le Sultanat d'Oman, le quatar, le Soudan,
la Turquie, Les Emirats Arabes Unis, le Pakistan, la Malaysie,
l'Indonésie, l'Afghanistan, le Bengla Desh. Il est nécessaire
de mentionner aussi que la règle est aussi valable dans tout
noyau communautaire isolé. |
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| Une tendance
très actuelle, en Allemagne, consiste à retenir l'enfant d'un
ex-couple binational et à changer son patronyme. L'Allemagne
est un des pays occidentaux qui fait le plus souvent recours
à l'article 13b) de la Convention de la Haye. |
| Visitez,
pour votre information, le site |
| http://www.isonet.fr/ceed/enfants.htm |
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| Peut-on
alors prévenir ces drames ? |
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| Oui,
la solution la plus raisonnable consiste en une convention établie
par les parents au sujet de la résidence habituelle de l'enfant
et les droits de visite aussi larges que possibles de l'autre
parent, ainsi que du partage des frais d'entretien. |
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| Cette convention
est validée par un juge. Le respect bilatéral de cette convention,
autrement dit une confiance réciproque des parents vaut beaucoup
mieux qu'une décision judiciaire, souvent frustrante pour l'un
des parents, ce qui le pousse à perpétrer un enlèvement de son
enfant, avec toutes les conséquences analysées plus haut et
le risque d'emprisonnement au cas où il serait découvert. Toutefois,
si toutes les tentatives pour arriver à un accord échouent et
que le risque d'enlèvement existe, il s'agit de prendre les
mesures suivantes : |
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· Déposer une
plainte pénale en cas de suspicion d'enlèvement par l'autre parent.
La police évaluera l'opportunité de convoquer le ravisseur potentiel
et lui exposer la gravité de l'acte, ainsi que les risques qu'il
encourt, s'il met à exécution ses menaces. Comme déjà dit plus haut,
cette démarche est peu suivie car perçue comme une affaire interne
de famille et sans fondement criminel à priori.
· Si l'enfant
est en mesure de comprendre, parlez-lui, avec des mots appropriés
à son âge, de votre situation de séparation, sans dénigrer l'autre
parent, et mettez-le au courant des mesures de prévention
que vous prenez contre son éventuel enlèvement par l'autre parent.
Enseignez lui son droit fondamental à être aimé de ses deux parents
et à pouvoir les aimer tous les deux, même si eux, ne s'aiment plus,
qu'il n'est pas responsable de cette désunion. Parlez en termes
clairs sans simplification en répondant aussi aux questions suscitées
par l'autre parent. N'essayez pas de présenter la question en plusieurs
épisodes.
· Apprenez très
tôt à votre enfant à décliner son nom, son adresse et son numéro
de téléphone, avec l'indicatif international de votre pays: Cela
peut le sauver s'il se perd, mais également s'il sent qu'un enlèvement
est imminent. Apprenez-lui à se servir des transports publics, du
téléphone (mobile et fixe), essayez avec lui plusieurs chemins pour
rejoindre son domicile,
précisez-lui à qui il peut demander de l'aide sans s'exposer à d'autres
dangers. Apprenez lui que son appel au secours dans un lieu public
sera suivi d'effet.
· Aménagez le
droit de visite, de concert avec le juge et/ou l'avocat, qui pourra
ordonner des mesures préventives, comme : · droit de visite accordé
dans un lieu protégé (point de rencontre);
· -interdiction
faite au parent non gardien de quitter le territoire avec l'enfant
;
· sauvegarder
les documents d'identité de l'enfant et faire retirer l'enfant du
passeport du kidnappeur potentiel ;
· dans des
cas extrêmes, supprimer le droit de visite. Contrairement à l'avis
de beaucoup de juristes ou magistrats, cette mesure a de nombreux
précédents.
· Si votre enfant
est également citoyen d'un autre pays, informer l'ambassade ou le
consulat de l'autre pays que le droit de garde a été retiré à l'autre
parent et demandez qu'aucun document d'identité ne soit fourni pour
l'enfant, voire que son inscription déjà existante soit biffée.
Cette mesure, à faire absolument, ne sera toutefois, en général,
pas suivie d'effet. Mais elle vous donnera par la suite la possibilité
d'avoir un interlocuteur officiel pour le rapatriement de l'enfant.
· Informez
par un entretien et par écrit les responsables de l'école de votre
enfant, ainsi que toutes les personnes qui ont un contact avec lui,
des risques d'un enlèvement. N'hésitez pas à faire de même avec
les proches, frères, cousins, amis et autres parents de votre ex-partenaire.
· Accompagnez
ou faites accompagner votre enfant dans ses déplacements, imposez-lui
la ponctualité, principalement lors des droits de visite.
· Si vous avez
coupé toute communication avec votre ex-partenaire, vous pouvez
demander la protection de vos coordonnées personnelles (numéro de
téléphone et adresse ne seront plus divulgués).
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· Un document
officiel attribuant l'autorité parentale et le droit de garde de
l'enfant ;
· Des photos récentes de l'enfant et du kidnappeur potentiel ainsi
que des membres de son entourage susceptibles de l'aider pratiquement
ou financièrement ;
· Les coordonnées professionnelles du partenaire et des proches
mentionnés ci-dessus
· Le numéro d'immatriculation des véhicules des personnes mentionnées
;
· Une énumération des lieux de séjours potentiels du parent suspect
chez l'une ou l'autre des personnes citées ;
· Des renseignements sur la personne qui vit avec lui/elle, le cas
échéant ainsi que sur les proches de cette personne potentiellement
complice.
· Il faut sensibiliser
des juges, des assistant(e)s sociaux, des avocat(e)s, des policiers,
des journalistes, afin qu'ils soient convaincus que l'enlèvement
parental est, et restera un crime et qu'ils soient prêts à tout
entreprendre pour permettre à l'enfant de bénéficier de ces deux
parents. (sauf, bien entendu, dans le cas où des maltraitances se
sont passées et/ou sont avérées de la part de l'autre parent, mais
là encore, l'enlèvement n'est pas la solution). Dans les pays
musulmans, par exemple, où l'enfant est , de par la loi, attribué
au père, souvent une voie de conciliation avec celui-ci sauvegardera
le droit de l'enfant à voir encore ses deux parents.
· Il faut
que la police prenne au sérieux les dénonciations de menaces d'enlèvement
de l'enfant, qu'elle collabore avec les frontières et les aéroports,
afin d'empêcher la sortie de l'enfant au cas où la menace serait
mise à exécution. Sachez, cependant, que la police ne pourra pas
intervenir en cas de suspicion seulement, elle n'a la compétence
d'agir que lorsque le délit est commis ! Là aussi des changements
de la loi s'avèrent nécessaires, lorsque l'on sait que la plupart
des enlèvements parentaux restent prévisibles, pour peu que l'on
reste vigilant.
· Les médias
doivent poursuivre, voire intensifier leur effort d'information,
pour faire prendre conscience à chacun qu'un rapt parental est aussi
grave qu'un enlèvement dit criminel.
Le Comité des Droits de l'Enfant des Nations-Unies prend en compte
les effets d'un enlèvement parental au même titre qu'un abus sexuel.
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Un
seul enfant sauvé par ces mesures préventives
vaut la peine de les mettre en place !
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Quelle
est l'amplitude des enlèvements parentaux ?
Dans tous les
pays, il reste difficile d'obtenir des statistiques officielles,
cependant, on peut se faire une idée de l'ampleur du phénomène,
en augmentation depuis les années 1970, en parcourant les chiffres
donnés par les différentes associations qui se battent contre ce
fléau et, parfois, par les Autorités des différents pays: Des centaines
de milliers d'enfants, de par le monde, sont victimes d'un rapt
parental.
Un enlèvement
par minute dans le monde !
Quelques exemples
:
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| Belgique: |
17
nouveaux dossiers chaque mois depuis janvier 2000 et 12 cas concernant
des enfants belges signalés par les autorités étrangères, qui
ne prennent fait et cause de l'enlèvement qu'après le dépôt d'une
plainte.
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| US: |
Plus
de 360'000/année enlèvements inter-étatiques et internationaux.
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| Canada: |
400/année.
(Données étatiques fortement sous-évaluées). |
| Royaume-Uni: |
le
taux d'enlèvement parentaux aurait augmenté de 50% depuis 1995 et
dépasserait 1'500/année. |
| France: |
31.000
mineurs ont disparu en 1999. Les fugues constituent le plus grand
nombre des disparitions et elles sont heureusement résolues dans les
8-15 jours. Pour les enlèvements parentaux, leur nombre. Officiel
n'excèderait pas 1'000/an. Estimation réelle dépassant 2'000/année. |
| Allemagne |
Les
autorités contractantes de la Convention de La Haye avouent un nombre
croissant d'enlèvements, mais, les estimant conformes à la politique
nationale, elles en minimisent le nombre réel, estimé comme pour le
Royaume Uni à plus de 1'500/an. |
| Suisse: |
le
nombre d'enlèvement parentaux a doublé ces 18 dernières années (chiffres
officiels du Ministère de la Justice: 67 cas en 1999 et 69 cas en
2000 relevant de la Convention de la Haye). Les associations qui s'occupent
de ce problème articulent cependant des chiffres bien plus élevés:
entre 150 et 400, voire 700 rapts parentaux par année ! |
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| Quels remèdes
pourrait-on alors apporter pour infléchir ce phénomène ? |
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| Il existe presque
autant de remèdes que de difficultés rencontrées dans un rapt parental.
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| Ils vont de la
prévention auprès du couple interculturel sur les risques de la transformation
de l'enfant en otage en cas de rupture de la vie commune, jusqu'aux
décisions politiques et juridiques. |
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| En voici quelques-uns: |
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- Créer, pour
les affaires familiales à caractère international, un arbitre
transfrontalier, une cour débarrassée de tout parti pris national
ou culturel. Conformément à la Convention des Droits de l'Enfant
(Art. 11) des accords bi-latéraux peuvent voir le jour dans ce
sens.
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- Créer des
équipes de policiers spécialisées, désigner des magistrats spécialisés
pour que cet acte soit reconnu partout comme un crime et soit
suffisamment puni pour entraîner une demande d'extradition du
parent kidnappeur.
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- Changer les
législations pour que les plaintes déposées lors de menace ou
de suspicion d'enlèvement soient prises au sérieux et donnent
suite à des mesures concrètes pour empêcher le passage à l'acte.
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Pour les pays
musulmans :
- Il faudrait
élaborer un code juridique entre arabes et non-arabes, réglant
les conflits qui peuvent apparaître lors de la dissolution d'un
mariage. Un tel code pourrait réduire l'écart entre conceptions
culturelles distinctes, au prix de compromis parfois énormes.
Le Dr Sami ALDEEB de l'Institut Suisse de Droit comparé (Lausanne)
a édité une brochure avec des propositions fondées sur son excellente
connaissance des droits coraniques. On pourrait, par exemple,
prévoir le gel de certaines poursuites pénales lorsque le parent
ravisseur accepte de ramener le mineur dans son pays de résidence.
C'est souvent la crainte d'une incarcération qu'évoque le ravisseur
dans les éventuelles démarches de restitution de l'enfant.
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| Pour
tous les pays : |
- L'installation
d'un droit d'option dans le contrat de mariage. Les époux y feraient
figurer dès la signature s'ils choisissent la loi du pays de l'époux
ou de l'épouse pour régler d'éventuels conflits. Cette mention
interdirait à la juridiction mise de côté dans le contrat de statuer
et éviterait que l'on soit systématiquement mis devant des jugements
contradictoires, chaque pays donnant raison à son ressortissant.
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- Encourager
les pays à adhérer à la Convention de la Haye et à la ratifier.
Le processus est sous le contrôle des pays déjà membres qui reconnaissent
ou non à un demandeur la qualité de nouveau membre.
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- Etablir et
appliquer et faire évoluer des conventions bilatérales avec les
pays où sont enlevés les enfants.
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- Encourager
les pays à ordonner systématiquement le retour de l'enfant à son
domicile habituel, afin que cesse cette tendance, chez le parent
ravisseur, à demander une ordonnance civile en sa faveur dans
son propre pays.
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- Parler, informer
sur le sujet des rapts parentaux, car trop de personnes ignorent
jusqu'à son existence.
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- Création
d'un espace protégé pour les enfants menacés d'un enlèvement parental
ou qui ont été kidnappés puis rapatriés, car ceux-là vivent dans
un état de stress permanent. Ces enfants pourraient être entourés
de pairs, expressément formés pour les accueillir.
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- Mettre sur
pied et appliquer un système de communication et d'information
au niveau des polices, faire des vérifications aux douanes, aussi
zélées pour les enfants qui se trouvent à bord d'un véhicule que
pour d'éventuelles marchandises de contrebande.
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- Réformer
le régime de l'autorité parentale comme il a été envisagé de le
faire en France en juin 2001: accorder des droits et des devoirs
égaux aux deux parents, on parlerait non plus de droits et devoirs,
mais de corresponsabilité éducative !, quelle que
soit leur situation matrimoniale, ainsi que favoriser la résidence
alternée des enfants. Et ceci avant de voir dégénérer la procédure
de séparation par les voies judiciaires.
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- S'inspirer
d'un projet de loi fédérale aux Etats-Unis, visant à interdire
l'inscription définitive d'un enfant de moins de 14 ans dans le
passeport de l'un des parents sans l'accord de l'autre parent.
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| Sources: |
| "Enlèvements
internationaux d'enfants", Service Social International, Genève |
| Le Soir du lundi
2.10.2000, dossier de M.Frédéric Soumois |
| Statistiques
suisses sur le site www.inf.ethz.ch/
gut/soscag/ Ce site fournit une intéressante reve de presse
sur les relations avec l'Allemagne, dans le domaine des enlèvements
parentaux. |
Dossier de M.Jean-Claude
Lüthi, (jusqu'à fin 2000:co-fondateur et responsable pour la Suisse
francophone du Mouvement Suisse contre l'Enlèvement d'Enfants (www.msce.ch/MSCEEenF.html).
Son site actuel :www.reseauparents.ch
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| Revue de la Confédération
suisse "Questions familiales" 3/2000 |
|
Dossier de M.Kiedrowski
and Associates/ Missing Children's Registry, Ontario,08.94
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Communiqué de
l'AFP de 06.2000 :"consensus pour donner des droits égaux aux pères
et mères" par Charlotte RAAB.
|
| La Vice-présidente
de la fondation FREDI (www.fredi.org) |
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| Avec ses remerciements
chaleureux à toutes les personnes qui lui ont apporté leur aide, de
près ou de loin, pour l'élaboration de ce travail. CH-Novembre 2001
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