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Application
des conventions
La Convention de La Haye sur les aspects civils de l'enlèvement
international d'enfants peut aussi être invoquée pour faire
respecter un droit de visite (art. 21 CLaH), lorsque le
détenteur du droit de garde, qui vit à l'étranger avec l'enfant,
empêche l'autre parent d'exercer son droit de visite.
Une décision portant sur un droit de visite peut également
être exécutée sur la base de la Convention européenne (art.
11 CE). Toutefois, il ne peut être fait application de ces
2 conventions que lorsque le détenteur d'un droit de visite
et son enfant n'ont pas leur résidence habituelle dans le
même Etat membre.
Selon
les termes de l'art. 21 CLaH, les autorités centrales sont
liées par les obligations de coopération pour assurer l'exercice
paisible du droit de visite et l'accomplissement de toute
condition à laquelle l'exercice de ce droit serait soumis,
et pour que soient levés, dans toute la mesure du possible,
les obstacles de nature à s'y opposer. Les autorités centrales
peuvent entamer ou favoriser une procédure légale en vue d'organiser
ou de protéger le droit de visite et les conditions auxquelles
l'exercice de ce droit pourrait être soumis.
Selon
l'art. 11 CE, les décisions sur le droit de visite et les
dispositions des décisions relatives à la garde qui portent
sur le droit de visite sont reconnues et mises à exécution
dans les mêmes conditions que les autres décisions relatives
à la garde. A noter que l'exécution se détermine selon le
droit de l'Etat dans lequel l'enfant a sa résidence habituelle.
Dans certains Etats, un droit de visite ne pourra pas être
exercé contre la propre volonté du détenteur du droit de la
garde ou alors seulement avec réserve.
Que
faire lors d'un refus du droit de visite ?
Une requête relative à l'exercice du droit de visite peut
également être déposée auprès de l'Autorité centrale. Des
formulaires peuvent être commandés à l'Autorité
centrale.
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