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Dernière
mise à jour : 05/06.2004 |
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Disparition
d'enfants turcs en Belgique
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Dans le quartier
turc entre 85 et 90, il y avait sans cesse des disparitions.
Les femmes venaient chez mes parents : elle étaient affolées.
Mon père coupait la télévision. Il nous
sermonnait et nous envoyait dans notre chambre. Quinze jours
plus tard, ça recommençait. Les gens ne parlaient
plus que de ça et on a fini par défendre aux filles
de sortir en rue. Le problème, c'est que dans le quartier
turc, la plupart des gens ne savent pas lire le français
et ils le parlent très mal ou pas du tout. Un an après,
le dossier est classé sans suite. Si mes parents avaient
pu comprendre ce qui était écrit dans les journaux,
ils auraient pu dire au juge que ce n'était pas vrai.
Moi je lisais le français mais j'étais trop jeune
et je n'aurais pas pu comprendre. Que peut-on faire dans ces
conditions ?
Belgique 1988 : C'était à l'époque
où les disparitions d'enfants n'étaient pas recensées.
Seuls les morts avaient droit à la statistique, sans
différence faite entre meurtres, accidents de la route
et décès naturels.
(Source "De Morgen"- 9/01/1998)
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