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La photographie de Cédrika a beau être tapissée dans tout le Québec et même au-delà, près d'un mois après sa disparition, rien n'indiquait, hier, que cette triste histoire est sur le point de connaître un dénouement.
"Il n'y a pas d'éléments particuliers qui nous permettent d'orienter ou de réorienter l'enquête vers une piste autre que celle qu'on connaît déjà, c'est-à-dire l'homme qui prétendait chercher un petit chien noir et blanc. Il n'y a pas de nouveaux éléments qui nous sont parvenus depuis ce temps-là, ou du moins, de nouveaux éléments significatifs", explique le lieutenant François Doré, porte-parole de la Sûreté du Québec.
Est-ce que l'enquête fait du surplace? Non, soutient le lieutenant Doré, tout en rappelant que la Sûreté du Québec a reçu quelque 3000 informations relativement à cette affaire.
"On ne peut pas dire que ça piétine, c'est sûr qu'on aimerait avancer plus rapidement, mais on ne peut pas dire qu'on piétine. Plus de 3000 informations, c'est considérable à vérifier. On ne peut pas se permettre de prendre ça à la légère. Il faut vraiment analyser et vérifier chacune de ces informations. Le travail se poursuit et il y a une progression." La majorité de ces renseignements ont été investigués, selon le porte-parole.
Et bien que cela fasse près d'un mois que Cédrika ait disparu, la population continue de contacter les policiers. "Les gens sont sensibilisés. Ça nous vient d'un peu partout même. On invite les gens à continuer à nous donner de l'information. Il faut comprendre que toute information, si minime soit-elle, peut nous permettre d'avancer dans le dossier", assure le lieutenant Doré.
Quant aux renseignements qui ont incité les policiers à ériger des barrages routiers dans l'Est du Québec, il semble qu'ils n'aient rien donné de bien concret jusqu'à maintenant.
Ces gens qui ont affirmé aux médias, la semaine dernière, qu'ils avaient bel et bien vu Cédrika, ont possiblement eu la berlue. Par exemple, un homme de Granby assurait qu'il avait vu la fillette de 9 ans dans un train en direction de la Matapédia.
Mais selon la Sûreté du Québec, il s'agissait en fait d'enfants qui se rendaient dans une colonie de vacances. D'autres témoignages semblables ont été vérifiés à l'aide notamment des plaques d'immatriculation des véhicules dans lesquels Cédrika aurait été vue, et encore une fois, ces renseignements n'ont pas permis à l'enquête de progresser.
Malgré tout, la piste de l'Est du Québec n'est pas encore complètement écartée. "Ce n'est pas nécessairement fermé. C'est sûr que certaines pistes ont été étudiées et certaines informations validées, mais malheureusement sans succès. Ça ne nous a pas permis de retrouver Cédrika. Il reste peut-être quelques petites choses à compléter, mais majoritairement, les informations qui nous ont été transmises de ce côté-là ne se sont pas avérées à ce moment-ci."
Quant au fait que le chroniqueur Claude Poirier ait rendu disponible un numéro de cellulaire dans l'espoir qu'une personne le contacte pour lui révéler où se trouve Cédrika, les policiers assurent qu'ils ne sont pas contre cette façon de faire.
"Est-ce qu'on peut se permettre de mettre de côté un moyen qui nous permettrait de retrouver Cédrika? La réponse elle est simple: c'est non. Le but premier de cette enquête-là, c'est de retrouver Cédrika", explique le lieutenant Doré.
Mais une fois Cédrika retrouvée, les policiers n'ont pas l'intention de fermer les livres. Ils sont déterminés à retrouver celui qui est à l'origine de cet enlèvement.
"Une chose est sûre, cependant, c'est que peu importe le résultat, peu importe qui va nous fournir l'information sur l'endroit où se situe Cédrika, l'enquête va se poursuivre. N'ayez crainte, ça va se poursuivre. L'enquête ne prendra pas fin à partir du moment où on va retrouver Cédrika. On recherche l'auteur de cette disparition et on n'arrêtera pas."
Une quarantaine de policiers se consacrent à cette affaire cette semaine, ce qui correspond grosso modo aux effectifs des dernières semaines, à part peut-être les jours précédant la disparition de Cédrika, alors que 50 à 60 policiers avaient été dépêchés sur les lieux.
Marie-Eve Lafontaine, Le Nouvelliste, Trois-Rivières
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