Dernière mise à jour :
09/05/2007


Portugal: la petite Maddie toujours recherchée


Six jours après sa disparition dans un hôtel près de Lagos, à 300 km de Lisbonne, la petite Maddie, une fillette Anglaise de 4 ans, est toujours recherchée par la police, suscitant une forte émotion au Portugal et en Grande-Bretagne.
La police estime que Maddie, de son vrai nom Madeleine McCann, pourrait avoir été enlevée par un réseau international de pédophiles ou d'adoption et suit la piste d'un ravisseur présumé. Les enquêteurs continuent à passer la région au peigne fin en déployant des moyens sans précédents pour la retrouver.
Appel de Cristiano Ronaldo
Le visage de la fillette, qui aura 4 ans samedi, était omniprésent mercredi sur les médias portugais, sur le web et dans les magasins. L'affaire fait les gros titres de la presse, qui publie de nombreuses photos de la fillette, et est passée mercredi à la Une des quotidiens sportifs après l'appel lancé par l'attaquant international portugais du Manchester Cristiano Ronaldo.

"Je suis très inquiet de la disparition de la petite Madeleine McCann. Je demande à toute personne ayant des informations de nous les faire parvenir", a indiqué le joueur sur la chaîne de télévision de son club.

Le portrait de Maddie a été affiché dans les magasins, les stations services, les supermarchés et les nombreuses agences immobilières de l'Algarve, dans le sud, et circule également sur internet.
Critiques britanniques
De nouveaux enquêteurs britanniques, spécialistes dans les enlèvements d'enfants, se sont joints aux trois déjà sur place depuis samedi dernier pour aider leurs collègues portugais. L'ambassadeur du Royaume Uni à Lisbonne a réaffirmé sa confiance dans la police portugaise, critiquée par certains médias britanniques, et s'est félicité de la bonne coopération entre les autorités des deux pays.

La Police judiciaire portugaise a tenu à souligner mardi l'importance des moyens mis en oeuvre dans les recherches qui mobilisent 250 hommes. Plus de 350 informations ont été vérifiées, 500 appartements inspectés et des centaines de personnes contactées dont une centaine formellement interrogées.

La presse anglaise a critiqué le déroulement de l'enquête portugaise. Les journalistes britanniques s'étonnaient notamment que la police se refuse à publier le portrait-robot du ravisseur éventuel*, officiellement pour ne pas mettre en danger la vie de la fillette.

agences/boi, article relevé de http://www.tsr.ch

* suspect mis hors de cause entretemps (Note de FREDI)