Hugo N., 48 ans, reste toutefois en prison en vertu d'un autre mandat d'arrêt pour détention de matériel pédopornographique.
La chambre des mises en accusation de Bruxelles a levé jeudi le mandat d'arrêt décerné à l'encontre d'un homme suspecté d'être impliqué dans la disparition de Nathalie Geijsbregts, en février 1991, a-t-on appris auprès de l'avocat du suspect.
Hugo N., 48 ans, reste toutefois en prison en vertu d'un autre mandat d'arrêt pour détention de matériel pédopornographique. L'homme a été arrêté le 15 avril dernier, à l'issue d'une perquisition menée à son domicile de Rotselaar. Les enquêteurs, qui agissaient dans le cadre d'un dossier de plus grande envergure, avaient découvert chez lui du matériel pédopornographique ainsi que des éléments en rapport avec la disparition de Nathalie Geijsbregts.
La fillette avait disparu en février 1991 à l'âge de 10 ans à Leefdaal, près de Louvain. Un témoignage anonyme parvenu au centre Child Focus avait déjà, par le passé, dénoncé le suspect. Mais l'homme, âgé de 48 ans, a toujours nié toute implication dans cette disparition. Pour le prouver, il avait demandé de passer le test du détecteur de mensonges, qui lui avait été favorable.
Hugo N. était sous le coup de deux mandats d'arrêt, l'un pour le dossier Geijsbregts, l'autre pour détention de matériel pédopornographique. La chambre du conseil avait confirmé dernièrement ces deux mandats, mais le suspect avait interjeté appel pour celui du dossier Geijsbregts.
Ce jeudi, en appel, la chambre des mises en accusation a estimé que les indices n'étaient pas suffisants pour justifier le maintien du mandat d'arrêt, et elle l'a donc levé. "Cela confirme ce que nous avons toujours dit", a commenté l'avocat de l'inculpé, Me Jan Swennen. "La justice est allée trop loin dans ce dossier délicat. Il aurait suffi d'interroger mon client sans nécessairement avoir recours à tous ces grands moyens".
Hugo N. reste en prison, mais uniquement pour le volet concernant la détention de matériel pédopornographique, qu'il ne nie pas. Selon son avocat, ce mandat d'arrêt sera probablement levé sous peu. "Ce n'est pas un gros dossier, mon client a regardé des images, mais il n'a jamais payé pour le faire", a commenté Me Swennen.
BELGA