Dernière mise à jour : 18/11/2007

 

Ylénia serait morte empoisonnée


Version officielle de la police st-galloise à laquelle plus d'un citoyen ne croit pas... et pour laquelle les journalistes auraient dû utiliser le conditionnel.

La petite Ylenia est morte asphyxiée avec un solvant à base de toluène. Son ravisseur a probablement agi pour des motifs sexuels, même si aucune trace de violence ou d'abus n'a été retrouvée sur le corps de la fillette.
Selon les éléments révélés lundi par les autorités d'instruction pénale saint-galloises, Urs Hans Von Aesch a d'abord utilisé un solvant pour étourdir la fillette de cinq ans et demi et l'enlever. Le produit, que Von Aesch avait acheté quelques semaines plus tôt, a probablement été appliqué autour de la bouche. Ylenia est finalement morte d'un empoisonnement au toluène, un hydrocarbure.
Les analyses médico-légales n'ont révélé aucune trace de violence ou d'abus sexuels sur le corps de la fillette. Cela n'exclut pas d'éventuels attouchements. Et les indices tendent à montrer qu'il s'agit d'un crime à motif sexuel. Le fait que la fillette ait été déshabillée, par exemple, étaie cette hypothèse.

Absolument pas, il a très bien pu vouloir changer ses vêtements avant de la livrer, histoire de la rendre moins repérable!

Penchants pédophiles

En outre, même si ses proches nient, Urs Hans Von Aesch avait des penchants pédophiles, qui transparaissent par exemple dans les photos d'enfants sur la plage saisies en Espagne.

Des articles précédents relevaient qu'il ne possédait que des photos banales, de sa famille probablement...

Selon le juge d'instruction Erich Feineis, on peut imaginer que Von Aesch était disposé à tuer, si l'on considère qu'il était armé et avait avec lui une pelle. Dans sa panoplie, il avait un revolver fabriqué par ses soins, un appareil à électrochocs et un spray au poivre.

On peut aussi imaginer qu'il redoutait la transaction et avait préparé sa défense, ou bien qu'il pensait recevoir l'argent de la transaction puis tuer le commanditaire. Ces hypothèses tiennent aussi bien la route que celle de la police. Seules les conséquences éventuelles changent!

Ylenia avait été enlevée le 31 juillet dernier à la piscine d'Appenzell par Urs Hans Von Aesch. Ce Suisse de 67 ans s'était donné la mort le jour même dans une forêt d'Oberbüren (SG), après avoir tiré sur un passant de 46 ans. Le corps de la fillette a été découvert par un particulier le 15 septembre dans un bois proche du lieu du suicide.

ap/kot/tac

Pour Erich Feineis, juge d'instruction, Von Aesch était un homme dangereux, calculateur et faisant preuve d'un grand sang-froid.
Après son acte, il a ainsi commencé par bavarder tranquillement avec un promeneur avant de lui tirer dessus.
Les enquêteurs pensent que le ravisseur a soigneusement planifié son acte pendant des semaines, effectuant des séjours en Suisse orientale dès le 16 juillet.
Son appareil numérique contenait par ailleurs des images de jeunes filles photographiées dans les cantons de St-Gall et Zurich. Curieux, on n'a jamais parlé de cela avant, on a seulement évoqué une carcasse d'appareil photographique, sans intérêt pour l'enquête!
Les spéculations selon lesquelles il aurait appartenu à un réseau pédophile ne se sont pas confirmées. (ni niées!)
D'éventuels liens avec d'autres affaires de disparition d'enfants en Suisse ne se sont pas non plus avérés, mais des investigations se poursuivent, y compris à l'étranger.

art. du Matin Bleu et de 20 Minutes et analyse de FREDI